Phoenix : qui a vraiment payé la sortie d’Engie du nucléaire belge ?
Phoenix : qui a vraiment payé la sortie d'Engie du nucléaire belge ?
La séquence 2023-2026, lue d'un seul tenant, suggère une lecture que les communiqués officiels n'ont pas faite. Engie n'a pas perdu Phoenix. Engie a obtenu en 2023 ce qu'il réclamait depuis vingt ans.
L'annonce déclenche immédiatement une polémique sur le coût de l'opération. Mais elle remet aussi en pleine lumière un accord de juin 2023, Phoenix, présenté à l'époque par la coalition Vivaldi comme une victoire historique sur Engie au nom du principe pollueur-payeur. La séquence 2023-2026, lue d'un seul tenant, suggère une autre lecture. Engie n'a pas perdu Phoenix. Engie a obtenu en 2023 ce qu'il réclamait depuis vingt ans, puis a mis en scène, en 2026, la sortie programmée d'un parc dont il avait extrait quarante ans de profits. Les deux étapes forment un mouvement cohérent, dont le contribuable belge sera le payeur final.
Cette enquête documentaire reprend les pièces du dossier, source par source, et examine la responsabilité politique de la famille verte (Ecolo et Groen), porteuse historique du mandat de sortie du nucléaire et signataire opérationnelle de l'accord Phoenix.
1. La rente Electrabel, ou ce qu'Engie a tiré du parc belge avant Phoenix
La discussion sur la rente nucléaire belge remonte à 2007. Cette année-là, la CREG, régulateur indépendant de l'électricité et du gaz, estime la rente d'Electrabel (différence entre prix de vente de l'électricité et coût de production des centrales amorties) entre 1,75 et 1,95 milliard d'euros au prix de gros, et entre 2 et 2,3 milliards d'euros au prix de vente moyen aux clients. Pour une seule année.
Electrabel, à l'époque, défendait un chiffre de 652 millions. Le gouvernement avait demandé un arbitrage à la Banque nationale, qui était arrivée à une fourchette intermédiaire de 808 à 951 millions, jugée par la CREG entachée de "graves erreurs" parce qu'elle reposait sur les tarifs industriels les plus bas. Le débat n'a jamais été tranché de manière contraignante, et la contribution de répartition imposée à Electrabel est restée largement inférieure aux estimations CREG.
Le résultat : sur quatre décennies d'exploitation, Engie-Electrabel a engrangé plusieurs dizaines de milliards de profits sur un parc nucléaire largement amorti. Eric De Keuleneer, professeur d'économie à la Solvay Brussels School (ULB), constate dès 2016 que le coût de production des centrales amorties tourne autour de 15 à 20 euros par MWh, pour des prix de marché qui ont oscillé entre 25 et plus de 200 euros selon les périodes. La crise énergétique de 2022 amplifie le phénomène : le PTB calcule que sur 2,3 milliards d'euros de surprofits engrangés en 2021-2022 par Engie-Electrabel, les actionnaires conserveront 1,8 milliard après contribution. La ministre de l'Énergie Tinne Van der Straeten (Groen) confirmera en septembre 2022, en s'appuyant sur la CREG, un chiffre de 2 milliards de surprofits pour les seules centrales non prolongées.
La photographie fin 2022 est donc claire. Engie a tiré du parc belge une rente massive, et la prolongation négociée intervient dans un rapport de force où l'opérateur a déjà encaissé l'essentiel des gains.
2. Phoenix dans le détail : ce que les 23 milliards recouvrent vraiment
L'accord Phoenix est négocié de mars 2022 à décembre 2023. Côté gouvernemental, par Tinne Van der Straeten (Groen) à l'Énergie et par le Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD). Sa signature politique intervient en deux temps. Un accord de principe en juin 2023, un accord juridique contraignant de 1.000 pages le 13 décembre 2023. La Commission européenne validera le volet aides d'État le 21 février 2025.
- →Volet exploitation. Doel 4 et Tihange 3 prolongés jusqu'en 2035. Logés dans une coentreprise 50/50 État/Engie (BeNuc), via la société publique Bewatt. Contract for difference sur le prix de l'électricité : si les prix tombent sous le prix garanti, l'État verse la différence. Engie reste opérateur technique.
- →Volet déchets. Engie verse 15 milliards d'euros (dont 11,5 milliards au closing et 3,5 milliards au redémarrage) au nouvel établissement public Hedera, en échange du transfert à l'État de la responsabilité financière de la gestion des déchets radioactifs (catégories A, B, C et combustible usé). Au-delà de ce cap, le surcoût est à charge de l'État.
- →Volet démantèlement. Le coût du démantèlement des sept réacteurs, fixé à 8 milliards d'euros, reste à charge d'Engie via le fonds Synatom.
Total communiqué : 23 milliards d'euros (15 + 8).
« Pendant 20 ans, les partis traditionnels ont refusé d'engager le combat avec Engie. Avec les Verts au gouvernement, nous avons enfin une certitude : c'est le pollueur qui paie, pas le contribuable. »
Le problème, c'est que cette phrase est techniquement contestable au moment même où elle est prononcée.
3. Le verrou des déchets : pourquoi le cap de 15 milliards n'a pas de fondement scientifique
Plafonner le coût futur de gestion de déchets nucléaires sur des dizaines de milliers d'années est un acte politique, pas un calcul économique. Trois éléments documentent cette affirmation.
Premier élément. Aucun site de stockage final n'est arrêté en Belgique. Le rapport public de l'ONDRAF prévoit un stockage géologique profond, probablement dans une couche d'argile, à environ 400 mètres. Mais le site, la technologie définitive et le calendrier opérationnel ne sont pas fixés. Un rapport indépendant des expertes Oda Becker et Gabriele Mraz, commandé par Greenpeace Belgique en 2023, signale que pour les seuls réacteurs prolongés, "environ 810 assemblages combustibles hautement radioactifs supplémentaires" nécessitent "un tunnel supplémentaire de 1,2 km" dont la faisabilité reste incertaine.
Deuxième élément. Les coûts de démantèlement nucléaire sont systématiquement sous-estimés partout dans le monde. En France, dans son rapport de 2012, la Cour des comptes estime le démantèlement des 58 réacteurs EDF à 18,4 milliards d'euros, tout en jugeant les paramètres techniques non vérifiables "en l'absence d'études approfondies par des experts". Le rapport 2020 de la Cour des comptes constate que les opérations en cours connaissent "d'importantes dérives de coûts prévisionnels", avec un coût envisagé de 46,4 milliards d'euros pour EDF, Orano et le CEA. Des analyses récentes citent un coût total estimé à 75 milliards pour la France, dont seuls 36 milliards seraient effectivement provisionnés. Aucun pays n'a démantelé un parc nucléaire commercial complet à ce jour.
Troisième élément. Les provisions belges elles-mêmes ne cessent d'augmenter avant Phoenix. En décembre 2019, la Commission des Provisions Nucléaires (CPN) acte une augmentation de 2,1 milliards d'euros des provisions Synatom. En décembre 2022, la CPN propose une nouvelle augmentation de 3,3 milliards qu'Engie qualifie d'"injustifiée" et conteste. Phoenix intervient précisément dans ce contexte de contestation. Le plafonnement à 15 milliards offre à Engie ce que l'opérateur cherchait depuis longtemps : la fin des révisions triennales et l'extinction des contentieux à venir.
« Le gouvernement fédéral fixe une facture maximale à Engie pour les déchets nucléaires. Si le coût est plus élevé, il sera supporté par le contribuable. Et ce, alors qu'aucun site ni aucune technologie ne sont encore disponibles pour l'enfouissement des déchets nucléaires et que le montant de cette gestion demeure inconnu. Cette affaire pourrait bien devenir le plus grand hold-up de l'histoire de la Belgique. »
Les mêmes associations dénonçaient également le co-investissement de l'État dans la coentreprise comme un conflit d'intérêts : un État qui touche financièrement à la rentabilité du nucléaire est tenté de freiner le renouvelable et d'assouplir le contrôle de sûreté.
4. Le rachat Arizona : Phoenix relu à la lumière de 2026
Le 30 avril 2026, le gouvernement De Wever (N-VA, MR, Engagés, Vooruit, CD&V) annonce une lettre d'intention avec Engie pour acquérir l'intégralité des activités nucléaires belges du groupe : les sept réacteurs (les deux prolongés et les cinq à l'arrêt en cours de démantèlement), le personnel, les filiales, et tous les passifs associés, démantèlement et déchets compris. Le ministre de l'Énergie Mathieu Bihet (MR) coordonne la négociation. Pendant la période de négociation, les opérations de démantèlement sont suspendues, l'État belge versant une compensation à Engie en attendant.
L'action Engie gagne près de 5 % à la Bourse de Paris le jour de l'annonce. Les marchés interprètent l'opération comme favorable au groupe.
Les économistes consultés à chaud livrent un diagnostic convergent. Eric De Keuleneer (Solvay-ULB) déclare : "J'espère que l'État belge ne paiera rien pour les centrales, car elles ne valent plus rien. Pour pouvoir les exploiter, il faudra y faire des investissements importants. Le prix d'achat devrait être symbolique." Il rappelle que l'accord Phoenix était "très peu équilibré" et que dans son architecture, "l'État belge garantissait tous les profits d'Engie" via le contract for difference. L'État supportait quasiment tous les risques et tirait peu de bénéfices financiers en cas de hausse des prix.
« Le nucléaire, c'est une énergie d'État. On est sur 110 ans d'exploitation, entre la construction, l'exploitation et le démantèlement. C'est du développement d'infrastructure. Il ne faut pas travailler avec du privé sur cette échelle. »
Ernst n'est pas un opposant au nucléaire. Il en est l'un des principaux promoteurs académiques en Belgique. Quand il identifie nommément les écologistes comme l'obstacle à une nationalisation "qui était indispensable", la critique ne vient pas de la gauche anti-nucléaire. Elle vient d'un libéralisme énergétique qui considère que l'État aurait dû reprendre l'outil dès 2022.
Cette analyse a une conséquence rétrospective sur Phoenix. Si Engie se sépare aujourd'hui de l'ensemble du parc, y compris des deux réacteurs prolongés que Phoenix devait sécuriser, c'est que l'opérateur n'a jamais cherché à les exploiter sur le long terme. Phoenix lui a permis de plafonner sa responsabilité sur les déchets à un montant inférieur aux estimations CPN de décembre 2022, de boucler les contentieux sur les provisions, de bénéficier d'un contract for difference garantissant sa rentabilité jusqu'au transfert, et de préparer une sortie ordonnée sans contentieux résiduel. La séquence 2023-2026 n'est pas une suite d'accidents. C'est un mouvement à deux temps. Phoenix a stabilisé le périmètre financier d'Engie. Le rachat Arizona finalise le retrait. Le CEO d'Engie Catherine MacGregor avait salué dès juin 2023 un accord qui "réduit significativement les risques liés à la prolongation des deux unités".
5. La responsabilité politique de la famille verte
La responsabilité de Phoenix est partagée entre tous les partenaires Vivaldi. Mais l'arc politique le plus exposé est celui d'Ecolo et Groen, pour trois raisons.
Première raison : le portefeuille opérationnel. La ministre de l'Énergie Tinne Van der Straeten (Groen) négocie l'accord du début à la fin. Jean-Marc Nollet (Ecolo) le défend politiquement dans les médias et dans les communiqués officiels. Aucun autre parti de la Vivaldi ne porte le dossier nucléaire de manière aussi visible.
Deuxième raison : l'histoire. La loi du 31 janvier 2003 sur la sortie progressive du nucléaire est, dans la mémoire politique belge, étroitement associée à Olivier Deleuze (Ecolo) et à Luc Barbé (Agalev/Groen). Médor rappelait en 2021 que la commission des provisions nucléaires elle-même est une création de cette loi de 2003. La famille verte n'a pas seulement participé à Phoenix, elle a participé à un accord qui contredit son propre cadre législatif fondateur, en prolongeant deux réacteurs jusqu'en 2035 et en plafonnant les obligations de provisionnement qu'elle avait elle-même conçues comme un dispositif de protection du contribuable.
Troisième raison : la communication. Ce n'est pas une concession honteuse arrachée par la coalition. C'est, dans les mots de Nollet, "un accord historique" appliquant le principe pollueur-payeur. Tinne Van der Straeten déclare que "c'est un bon accord pour tous les Belges". Or à la même date, les principales ONG environnementales (Greenpeace, Canopea, Bond Beter Leefmilieu) qualifient le même accord de "potentiel plus grand hold-up de l'histoire de la Belgique". Le décalage entre la communication du parti et l'analyse de ses alliés associatifs n'est pas mineur.
6. Le contre-argument de l'urgence Ukraine, et ses limites
L'argument que fera valoir la défense d'Ecolo et de Groen est connu, et il est partiellement recevable. La guerre en Ukraine a déclenché en mars 2022 la décision de prolonger Doel 4 et Tihange 3, conformément au plan B prévu dans l'accord Vivaldi. La sécurité d'approvisionnement pour les hivers 2025-2027, telle qu'évaluée par Elia, justifiait selon les écologistes une renégociation rapide avec Engie. Sur ce volet précis, la critique peut admettre la contrainte.
L'argument est cependant incomplet sur deux points décisifs.
Premier point. La sécurité d'approvisionnement n'imposait pas le plafonnement des déchets à 15 milliards. Les deux dossiers étaient liés dans la négociation par Engie qui en faisait une condition de la prolongation, mais ils sont logiquement séparables. Une reprise directe par l'État, comme celle qui se négocie aujourd'hui, aurait permis d'assurer la même continuité électrique sans le cap. C'est précisément l'argument que développe Damien Ernst en 2026 et que De Keuleneer formulait déjà en 2016 : l'État pouvait assumer le risque d'investissement et en tirer les bénéfices, plutôt que les laisser à Engie tout en gardant le risque.
Deuxième point. Aucun communiqué public d'Ecolo ou de Groen entre 2022 et 2024 ne défend l'option d'une nationalisation. Lorsque Nollet déclare en janvier 2023 que "l'acteur étatique doit être davantage présent", il parle d'une participation 50/50 à la coentreprise, pas d'une reprise directe. La nationalisation n'a pas été refusée par la coalition. Elle n'a pas été demandée par les écologistes.
7. L'incohérence présente : une donnée éclairante
Au moment où le gouvernement De Wever annonce le rachat, les positions s'inversent de manière symétriquement révélatrice. Ecolo et Groen, dans l'opposition, dénoncent le projet. L'ex-coprésident de Groen Jeremie Vaneeckout qualifie sur X la nationalisation de potentiellement "communiste" et "irresponsable". Greenpeace, Canopea et Bond Beter Leefmilieu critiquent eux aussi le projet en parlant de "reprise d'un gouffre financier" et de "risques budgétaires sans précédent".
La critique des ONG est cohérente avec leur ligne de 2023. Elle attaque toujours la même chose : un accord déséquilibré au détriment du contribuable. Mais la critique d'Ecolo et de Groen est, elle, structurellement contradictoire. Le parti qui en 2023 signait un accord transférant à l'État la responsabilité des déchets pour 15 milliards (avec un cap), s'indigne en 2026 que le même État reprenne l'ensemble du parc en négociant le prix. Au pouvoir, le transfert d'une partie des risques vers le contribuable était présenté comme une victoire. Hors du pouvoir, le transfert de l'ensemble des risques vers le contribuable devient un scandale.
Cette dissymétrie est éclairante sur la doctrine énergétique de la famille verte. Elle ne porte pas, et n'a probablement jamais porté, sur la propriété publique des moyens de production électrique. Elle porte sur la sortie du nucléaire au profit du renouvelable, dans un cadre où l'opérateur reste privé. Tant qu'Engie tenait le rôle d'opérateur, négocier ses conditions de retrait pouvait être présenté comme une victoire. Quand l'État se substitue à Engie, le cadre doctrinal n'a pas de réponse, et le réflexe devient celui du libéralisme classique : l'État ne doit pas reprendre les moyens de production.
Conclusion : ce que Phoenix a vraiment scellé
Phoenix, en 2023, n'a pas été l'application du principe pollueur-payeur. Il a été l'application d'un principe différent, qu'il faut nommer pour ce qu'il est : la conversion d'une rente privée historique en transfert ordonné des passifs vers le public, contre un montant forfaitaire négocié par Engie en position de force.
Engie a tiré du parc belge plusieurs dizaines de milliards de profits sur quatre décennies. En 2023, l'opérateur a obtenu le plafonnement de ses obligations résiduelles, la fin des révisions triennales, et un mécanisme de contract for difference garantissant sa rentabilité sur la prolongation. En 2026, il négocie sa sortie totale aux frais d'un État qui hérite d'un parc vieillissant et d'une facture de démantèlement par nature inestimable. Les marchés financiers ont validé le scénario en faisant grimper l'action.
La responsabilité politique de la famille verte dans cette séquence n'est pas d'avoir renoncé à la sortie du nucléaire en 2022. Le contexte ukrainien et la défaillance d'investissement antérieur dans le renouvelable rendaient ce renoncement difficile à éviter. La responsabilité est d'avoir géré ce renoncement comme un dossier technique, non comme une bataille politique sur la propriété publique. Et d'avoir présenté à sa base militante comme une victoire ce que ses propres alliés associatifs qualifiaient de "hold-up". L'incohérence présente, où le même parti s'oppose en 2026 à une nationalisation qu'il aurait pu porter en 2022, n'est pas un accident rhétorique. C'est la révélation d'un angle mort doctrinal.
Le contribuable belge, lui, paiera. Phoenix lui a déjà transféré la responsabilité des déchets dans la limite d'un cap inférieur aux estimations indépendantes. Le rachat Arizona y ajoutera l'ensemble des passifs résiduels. La sortie du nucléaire belge, telle qu'elle se sera réellement déroulée, n'aura pas été celle de la loi de 2003. Elle aura été celle d'Engie, négociée pas à pas avec le concours actif de ceux qui s'étaient engagés à protéger l'intérêt public.
- →SPF Économie, dossier Phoenix.
- →Arrêté Hedera, étaamb/Moniteur belge. Synatom, gestion des provisions nucléaires.
- →AFCN, dossier LTO Doel 4 et Tihange 3. Communiqué Engie sur la révision CPN 2022.
- →CREG, étude rente nucléaire 2010-2011.
- →Communiqué Ecolo, 29 juin 2023.
- →Communiqué commun Greenpeace/Canopea/BBL, 29 juin 2023.
- →Communiqué Greenpeace sur le rachat Arizona, avril 2026.
- →RTBF, accord 29 juin 2023. RTBF, vote Chambre 18 avril 2024.
- →La Libre, entretien Damien Ernst, 30 avril 2026.
- →La Libre, entretien Eric De Keuleneer, 1er mai 2026.
- →Médor n°25, Verts sous haute tension, 2021.
- →Cour des comptes française, rapports 2012, 2014, 2020. PTB, calcul des surprofits Engie 2022.
