Les microplastiques

Enquête · Feluy · Épisode 3

Les microplastiques : ce qu'elles sont, d'où elles viennent, ce qu'elles font à votre corps

Sang, placenta, artères, cerveau. En cinq ans, la science a documenté la présence de microplastiques dans tous les organes humains étudiés. Synthèse rigoureuse de l'état actuel de la recherche, avec les quatre études fondamentales à connaitre.

Chronik.be·Enquête · Santé · Environnement · Wallonie·18 min de lecture
Depuis une semaine, Chronik a publié plusieurs articles sur le dossier Total Feluy. Le Parquet de Charleroi qui instruit depuis 2022. L'Europe qui légifère. Un citoyen dont le domicile a été fouillé par la police après une plainte de Total. Vingt-quatre signalements communaux obligatoires. L'arrêté du ministre wallon François Desquesnes du 7 mai 2026, qui allège les conditions imposées à Total. Aujourd'hui, je termine cette série par la question la plus directe que beaucoup d'entre vous m'ont posée : qu'est-ce que sont ces microbilles dont on parle ? D'où viennent-elles ? Et surtout, qu'est-ce qu'elles font à votre corps une fois à l'intérieur ?

Ce papier propose une synthèse rigoureuse de l'état actuel de la science. Toutes les références scientifiques sont citées en fin d'article et vérifiables en ligne.

1. Qu'est-ce qu'une microbille ?

Les microbilles sont des granulés de plastique de un à cinq millimètres, environ la taille d'une lentille. Les industriels les appellent aussi pellets, ou granulés plastiques industriels. Elles constituent la matière première de presque tout ce qui est en plastique dans notre quotidien : bouteilles, emballages, pièces automobiles, textiles synthétiques, jouets.

Selon la Commission européenne, environ 57 millions de tonnes de granulés plastiques ont été manipulées dans l'Union européenne en 2021 (source [1]).

La production de Total Feluy

Le permis officiel délivré le 28 novembre 2025 indique pour Total Feluy une capacité de production nominale de 1 195 000 tonnes de polymères par an (source [2]). C'est l'un des plus grands producteurs de polymères de haute performance en Europe.

Productions du site Total Feluy (permis du 28 novembre 2025)
  • →Polypropylène (PP), deux lignes de production (PP2 et PP3), capacité nominale totale de 930 000 tonnes par an.
  • →Polyéthylène (PE), une ligne de production, capacité de 190 000 tonnes par an.
  • →Polystyrène expansible (EPS), utilisé principalement pour les plaques d'isolation thermique du batiment, pour le solde.

Retenez ces trois noms. Ils reviendront plus loin dans la partie consacrée à la santé.

2. D'où vient la pollution ?

Entre la production, le stockage en silos, le chargement dans les camions, les wagons et les bateaux, les manipulations sont nombreuses. À chaque étape, des billes s'échappent. Une fuite d'un silo, un déversement à la pelle, une rupture de sac, un wagon mal vidé, un nettoyage négligent. Les billes finissent au sol, dans les égouttoirs, dans les fossés, dans les cours d'eau.

Une fois libérées, elles n'en sortent plus. Le plastique ne biodégrade pas. Il se fragmente, en plus petits morceaux, puis en plus petits encore.

L'ampleur du phénomène à l'échelle européenne

Selon la proposition de règlement de la Commission européenne (COM 2023/645), entre 52 140 et 184 290 tonnes de granulés plastiques sont perdues chaque année dans l'environnement de l'Union européenne (source [3]). C'est la troisième source de microplastiques non intentionnels en Europe, après les peintures et les pneumatiques. Soit l'équivalent de 2 100 à 7 300 chargements de camions par an.

L'ampleur du phénomène à Feluy

Les billes de plastique sont retrouvées jusqu'à plus de huit kilomètres en aval du site, dans la Sennette, sur les berges, sur des parcelles agricoles destinées à l'alimentation. La fédération environnementale Canopea, la commune d'Écaussinnes et l'ONG Surfrider Foundation documentent cette pollution depuis des années. Surfrider classe le site Total Feluy parmi les cinq cas les plus problématiques du continent européen.

3. Pourquoi le problème s'aggrave

Une fois dans la nature, les microbilles se fragmentent sous l'effet du soleil, de l'oxygène, du frottement, de l'eau. Elles deviennent des microplastiques (entre cinq millimètres et un micromètre), puis des nanoplastiques (plus petits qu'un micromètre).

Pour avoir un ordre de grandeur : un cheveu humain mesure environ 100 000 nanomètres de large. Un nanoplastique peut donc etre 1 000 fois plus petit qu'un cheveu.

Plus c'est petit, plus c'est mobile. Plus c'est petit, plus ca passe partout. Les nanoplastiques peuvent franchir les barrières biologiques que les particules plus grosses ne peuvent pas franchir : la barrière intestinale, la barrière placentaire, la barrière hémato-encéphalique qui protège le cerveau.

4. Effets sur l'environnement

Dans l'eau, les microbilles sont confondues avec de la nourriture par les poissons et les oiseaux marins. Selon les données reprises par les institutions européennes, les granulés plastiques représentent environ 70 % du plastique avalé par les oiseaux marins, alors qu'ils ne constituent qu'une petite part du plastique flottant à la surface.

Dans les sols, les microbilles s'accumulent et peuvent perturber la microfaune et les propriétés physico-chimiques. Plusieurs études montrent des effets sur la microfaune du sol, sur la rétention d'eau et sur la croissance de certaines plantes en conditions expérimentales.

Comme vecteurs de polluants, les microbilles agissent comme des éponges. Elles accumulent à leur surface d'autres contaminants présents dans l'environnement (métaux lourds, pesticides, PCB, hydrocarbures, PFAS) et les transportent sur de longues distances.

5. Effets sur la santé humaine : quatre études fondamentales

En cinq ans, la science médicale a fait des bonds majeurs. Voici les quatre études fondamentales à connaitre. Toutes publiées dans des revues scientifiques de premier rang.

Étude 1 · Microplastiques dans le sang humain (2022)

Leslie et al. Environment International, 163, 107199. DOI : 10.1016/j.envint.2022.107199.

Première détection au monde de microplastiques dans le sang humain. L'équipe néerlandaise de la Vrije Universiteit Amsterdam a analysé le sang de 22 donneurs sains anonymes. Sur ces 22 donneurs, 17 (soit 77 %) présentaient des microplastiques détectables dans le sang. Les types détectés sont le PET, le polyéthylène et le polystyrène. La concentration moyenne mesurée est de 1,6 microgramme de plastique par millilitre de sang.

Lien avec Feluy : le polyéthylène et le polystyrène, deux des trois familles de polymères produites à Total Feluy, sont précisément parmi ceux retrouvés dans le sang humain.

Étude 2 · Microplastiques dans le placenta humain (2021)

Ragusa et al. Environment International, 146, 106274. DOI : 10.1016/j.envint.2020.106274.

Première détection au monde de microplastiques dans des placentas humains. L'étude italienne porte sur six placentas issus de grossesses normales. Des microplastiques ont été retrouvés dans quatre des six placentas analysés, dans les parties maternelles, foetales et amniochoriales. Au total, 12 microplastiques identifiés : 5 du côté foetal, 4 du côté maternel, 3 dans les membranes chorioamniotiques.

Les auteurs soulignent que les microplastiques peuvent transporter des substances agissant comme perturbateurs endocriniens, susceptibles d'avoir des effets à long terme sur le développement du système immunitaire foetal.

Étude 3 · Microplastiques dans les artères et risque cardiovasculaire (2024)

Marfella et al. New England Journal of Medicine, 390(10), 900-910. Publiée le 7 mars 2024. DOI : 10.1056/NEJMoa2309822.

Le New England Journal of Medicine est l'une des revues médicales les plus prestigieuses au monde. L'étude porte sur 257 patients suivis pendant 34 mois après une chirurgie d'endartériectomie carotidienne.

Résultat principal : les patients qui présentaient des microplastiques et nanoplastiques dans leurs plaques d'athérome ont eu 4,5 fois plus de risque de faire un infarctus du myocarde, un accident vasculaire cérébral non fatal, ou de mourir (hazard ratio 4,53, IC95% 2,00-10,27, p inférieur à 0,001).

C'est la première étude au monde à établir un lien statistique robuste entre la présence de microplastiques dans le corps humain et des événements cardiovasculaires graves.

Étude 4 · Microplastiques dans le cerveau humain (2025)

Nihart et al. Nature Medicine, février 2025. DOI : 10.1038/s41591-024-03453-1.

Première étude à mesurer les concentrations de microplastiques dans le cerveau humain. L'équipe de l'Université du Nouveau-Mexique a analysé 91 échantillons de tissus cérébraux post-mortem.

  • →Les concentrations de microplastiques dans le cerveau sont bien plus élevées que dans le foie ou les reins.
  • →La concentration médiane mesurée est d'environ 4 900 microgrammes de plastique par gramme de tissu cérébral en 2024.
  • →Le polymère le plus retrouvé dans le cerveau est le polyéthylène, à hauteur de 75 % de la masse plastique détectée. C'est l'un des polymères produits à Total Feluy.
  • →Les concentrations ont significativement augmenté entre 2016 et 2024, indiquant une accumulation progressive dans le corps humain au fil des années.

Quatre études. Quatre revues de premier rang : Environment International, New England Journal of Medicine, Nature Medicine. Plusieurs équipes indépendantes, dans plusieurs pays. Le constat est convergent. Les microplastiques sont dans le sang, dans le placenta, dans les artères, dans le cerveau des humains. Et plus le temps passe, plus les concentrations augmentent.

6. Ce que les microplastiques font au corps, concrètement

La présence dans le corps n'est pas, en soi, une preuve de toxicité. Il faut comprendre les mécanismes biologiques par lesquels les microplastiques produisent des effets. La littérature scientifique en a identifié trois principaux.

Mécanisme 1 : le stress oxydatif

Quand les microplastiques et nanoplastiques pénètrent dans les cellules, ils déclenchent la production excessive de molécules appelées espèces réactives de l'oxygène (ROS) (source [8]). Ces molécules attaquent les composants essentiels des cellules : l'ADN, les protéines, les lipides des membranes. Les défenses antioxydantes naturelles du corps se trouvent dépassées. C'est le mécanisme central de la toxicité des microplastiques, documenté dans des dizaines d'études cellulaires et animales.

Mécanisme 2 : l'inflammation chronique

Une fois les cellules abimées, le système immunitaire réagit en déclenchant la production de molécules inflammatoires (cytokines) : interleukine 6 (IL-6), interleukine 1 beta (IL-1b) et facteur de nécrose tumorale alpha (TNF-a) (source [10]). Cette inflammation est utile à court terme. Mais quand elle devient chronique, elle est à l'origine de nombreuses maladies : athérosclérose, diabète de type 2, maladies neurodégénératives, certains cancers.

Mécanisme 3 : la dysfonction mitochondriale

Les mitochondries sont les centrales énergétiques des cellules. Les microplastiques et surtout les nanoplastiques peuvent altérer leur fonctionnement (source [11]). La cellule produit moins d'énergie. Elle vieillit plus vite. Dans certains cas, elle meurt prématurément. Ce mécanisme est particulièrement préoccupant pour les organes à forte demande énergétique : le coeur, le cerveau, les muscles.

Effets spécifiques par système organique (source [12])
  • →Système reproducteur : atteinte de la qualité du sperme, perturbations du cycle hormonal, effets sur le développement embryonnaire.
  • →Système digestif : altération du microbiote intestinal, fragilisation de la barrière intestinale.
  • →Système nerveux : liens entre accumulation cérébrale de microplastiques et processus neurodégénératifs, agrégation de protéines pathologiques type alpha-synucléine.
  • →Système respiratoire : le polypropylène inhalé peut se déposer dans les voies respiratoires basses et déclencher des phénomènes inflammatoires pulmonaires chroniques (source [9]).
  • →Système immunitaire : dysrégulation des réponses immunitaires, sensibilisation, immunotoxicité.

L'effet cocktail

Les microplastiques ne sont jamais "purs". D'une part, ils libèrent les additifs chimiques qu'ils contenaient lors de leur fabrication : stabilisants, retardateurs de flamme, plastifiants, antioxydants. Parmi ces additifs, certains sont des perturbateurs endocriniens reconnus, comme certains phtalates ou le bisphénol A (source [13]).

D'autre part, les microbilles captent à leur surface d'autres polluants présents dans l'environnement : métaux lourds, pesticides, PFAS, hydrocarbures, PCB. La microbille devient un transporteur. Elle déplace ces polluants vers l'intérieur du corps humain. C'est l'effet cocktail. Il est particulièrement préoccupant à Feluy, où les microbilles évoluent dans un environnement où des PFAS sont déjà mesurés à des concentrations significatives, et où 76 % des adultes de 40 à 59 ans testés autour du site sont contaminés aux PFAS.

7. Ce que la science permet d'affirmer aujourd'hui

Trois certitudes établies par la recherche
  • 1.Les microplastiques pénètrent dans le corps humain. Dans tous les organes étudiés à ce jour : sang, placenta, artères, cerveau, poumons, foie, reins, intestins, testicules.
  • 2.Ils déclenchent au niveau cellulaire des mécanismes biologiques bien identifiés : stress oxydatif, inflammation, dysfonction mitochondriale. Ce sont précisément les mécanismes à l'origine de nombreuses maladies chroniques.
  • 3.Le lien statistique entre présence de microplastiques dans les tissus et événements cardiovasculaires graves est établi chez l'humain avec un hazard ratio de 4,53 (Marfella et al. 2024, New England Journal of Medicine).

Ce que la science ne permet pas encore d'affirmer avec certitude, c'est le lien de causalité direct entre exposition aux microplastiques et déclenchement d'une maladie spécifique. Les études longitudinales sur des cohortes humaines exposées sur le long terme sont encore en cours. Une revue systématique publiée en 2024 dans la revue Cureus conclut que "la certitude des preuves est modérée pour les biomarqueurs inflammatoires et endocriniens, mais faible pour les résultats neurocognitifs et les maladies chroniques" (source [12]).

Cependant, le faisceau d'indices converge dans une direction. La précaution scientifique recommande désormais de réduire l'exposition. C'est précisément ce que le règlement européen (UE) 2025/2365 vise à imposer aux industriels.

8. La position des institutions européennes

La Commission européenne reconnait officiellement dans le préambule du Règlement (UE) 2025/2365, adopté par le Parlement européen le 23 octobre 2025 et signé le 12 novembre 2025, que les microplastiques sont "omniprésents, persistants" et "nuisent à l'environnement et sont potentiellement nocifs pour la santé humaine" (source [14]).

Le règlement est entré en vigueur le 16 décembre 2025. Il impose aux industriels manipulant plus de 5 tonnes de granulés plastiques par an des obligations contraignantes de prévention, de confinement et de nettoyage. Les opérateurs manipulant plus de 1 500 tonnes par an doivent obtenir un certificat de conformité ou un permis. L'objectif est de réduire les pertes de granulés plastiques de 54 à 74 % par rapport au scénario de référence de 2019.

9. Ce qui manque pour Feluy

Aucun biomonitoring spécifique aux microplastiques n'a été publié à ce jour pour les habitants autour du site Total Feluy. En revanche, le biomonitoring humain réalisé par l'ISSeP fin 2025 sur la pollution aux PFAS montre que 76 % des adultes de 40 à 59 ans testés autour du site sont contaminés.

Pour les microplastiques, la question reste ouverte. Et c'est précisément le type d'étude qu'il faudrait conduire localement, autour d'un site qui produit 1,2 million de tonnes de polymères par an, et dont les microbilles s'échappent jusqu'à huit kilomètres en aval.

Pour conclure

Pas un détail technique. Un polluant industriel produit en masse, qui s'échappe à chaque étape, qui se fragmente une fois dans l'environnement, qui contamine les écosystèmes et qui finit, in fine, dans le sang, dans le placenta, dans les artères, dans le cerveau des humains. Et qui, une fois dans le corps, déclenche au niveau cellulaire des mécanismes biologiques à l'origine de nombreuses maladies chroniques.

J'ai eu des documents, je les ai lus, j'en ai fait des articles pour informer. Je garde le dossier sous le coude. Dès que j'ai de nouvelles informations, j'y reviens. Maintenant, c'est au ministre Desquesnes de répondre. Le sujet est trop sérieux pour qu'il signe et se taise. Aux citoyens d'interpeller.

Références scientifiques
  • [1]Commission européenne. Proposal for a Regulation COM(2023) 645 final sur la prévention des pertes de granulés plastiques. eur-lex.europa.eu
  • [2]SPW, Décision conjointe fonctionnaire technique et délégué, permis unique TotalEnergies Petrochemicals Feluy SA, 28 novembre 2025. Référence PUN/24/238.
  • [3]Commission européenne (2023). COM(2023) 645 final. Entre 52 140 et 184 290 tonnes de granulés perdues annuellement dans l'UE.
  • [4]Leslie, H. A. et al. (2022). Discovery and quantification of plastic particle pollution in human blood. Environment International, 163, 107199. DOI : 10.1016/j.envint.2022.107199.
  • [5]Ragusa, A. et al. (2021). Plasticenta: First evidence of microplastics in human placenta. Environment International, 146, 106274. DOI : 10.1016/j.envint.2020.106274.
  • [6]Marfella, R. et al. (2024). Microplastics and Nanoplastics in Atheromas and Cardiovascular Events. New England Journal of Medicine, 390(10), 900-910. DOI : 10.1056/NEJMoa2309822.
  • [7]Nihart, A. J. et al. (2025). Bioaccumulation of microplastics in decedent human brains. Nature Medicine. DOI : 10.1038/s41591-024-03453-1.
  • [8]Sun, X. et al. (2025). Microplastics, Endocrine Disruptors, and Oxidative Stress. PubMed Central PMC12785609.
  • [9]Hwang, J. et al. (2019). An assessment of the toxicity of polypropylene microplastics in human derived cells. Science of The Total Environment, 684, 657-669. DOI : 10.1016/j.scitotenv.2019.05.071.
  • [10]Frontiers in Public Health (2025). Microplastics and human health: unraveling the toxicological pathways. doi : 10.3389/fpubh.2025.1567200.
  • [11]Effets moléculaires et cellulaires des microplastiques et nanoplastiques (2024). PubMed Central PMC11545702.
  • [12]Revue systématique sur l'impact de l'exposition aux microplastiques sur la santé humaine (2024). PubMed Central PMC12848325.
  • [13]ECHA, EFSA, US EPA. Études sur les phtalates et le bisphénol A en tant que perturbateurs endocriniens reconnus.
  • [14]Règlement (UE) 2025/2365 du 12 novembre 2025 sur la prévention des pertes de granulés plastiques. Journal officiel de l'UE du 26 novembre 2025. Entrée en vigueur le 16 décembre 2025.

Tous les documents officiels consultés pour cette série d'articles (le permis de 549 pages, l'arrêté Desquesnes de 274 pages, les avis communaux, les courriers SPW, les références scientifiques citées) sont mis à disposition sur Chronik.be.

Écrit par Ibne Muna · Chronik.be · Enquête Feluy · Épisode 3

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