Quand l’État a payé les pertes du privé (2008-2012)

La dette belge · Épisode 4

Quand l'État a payé les pertes du privé (2008-2012)

En trois ans, les sauvetages bancaires effacent une décennie d'efforts. La dette regagne dix-sept points de PIB. Les profits des années 2000 étaient privés. Les pertes de 2008 seront collectives.

Chronik.be·Économie · Politique · Belgique·22 min de lecture
Dimanche 28 septembre 2008, rue de la Loi. Dans les bureaux du Premier ministre, on ne dort plus depuis vendredi. Autour de la table : Yves Leterme, Premier ministre depuis six mois, Didier Reynders, ministre des Finances depuis 1999, Guy Quaden, gouverneur de la Banque nationale, les négociateurs néerlandais et luxembourgeois, et Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, venu en personne à Bruxelles (1). L'objet de la réunion tient en une phrase : la première banque du pays sera en faillite lundi matin si rien n'est décidé avant l'ouverture des marchés.

Cette banque, c'est Fortis. L'héritière des activités bancaires de la Société Générale de Belgique, fondée en 1822, avant meme l'État qu'elle est en train d'entrainer dans sa chute (2). Des millions de comptes de particuliers, les salaires, les épargnes, les paiements des entreprises. Dans la nuit du dimanche au lundi, l'accord tombe : la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg injectent ensemble 11,2 milliards d'euros. Part belge : 4,7 milliards, contre 49 % de Fortis Banque (3). Leterme et Reynders l'annoncent à la presse dans la soirée. Le pays découvre au réveil que l'État est devenu banquier.

Quinze ans après le pic de 1993, sept épisodes de rigueur budgétaire plus tard, la dette venait de retomber à 87,3 % du PIB, son plus bas niveau depuis 1980. En trois ans, les sauvetages bancaires et la crise qui les suit vont effacer une décennie d'efforts.

La proie trop grosse

Pour comprendre la nuit du 28 septembre, il faut remonter un an plus tot. En 2007, Fortis participe avec Royal Bank of Scotland et Santander au rachat de la banque néerlandaise ABN Amro, la plus grosse acquisition bancaire de l'histoire. La part de Fortis dépasse 20 milliards d'euros, à peu près sa propre taille (2). Le financement n'est pas bouclé quand la crise des subprimes éclate aux États-Unis. La banque doit lever des capitaux au pire moment, sur des marchés qui se referment.

Le 15 septembre 2008, Lehman Brothers dépose le bilan à New York. Le marché interbancaire, celui où les banques se pretent entre elles au jour le jour, se fige. Or Fortis, comme Dexia, dépend massivement de ce financement de court terme. L'action, qui valait plus de 30 euros en 2007, tombe sous les 5 euros fin septembre (2). Jean-Paul Votron, le CEO qui avait porté l'acquisition d'ABN Amro, a été évincé en juillet. Son remplaçant Herman Verwilst tient deux mois : le vendredi 26 septembre, en pleine hémorragie de dépots, il est remplacé à son tour par Filip Dierckx (4). Le lendemain, le comte Maurice Lippens, président et cofondateur du groupe, l'homme qui incarnait Fortis depuis 1990, est poussé vers la sortie (3).

L'injection du 28 septembre ne suffit pas. Les retraits continuent, les contreparties se dérobent. Le vendredi 3 octobre, les Pays-Bas font cavalier seul : ils nationalisent l'intégralité des activités néerlandaises du groupe, ABN Amro comprise, pour 16,8 milliards d'euros (4). Le groupe est coupé en deux. Le week-end suivant, l'État belge rachète le solde de Fortis Banque, portant sa mise totale à 9,4 milliards pour 99 % du capital, et annonce dans la foulée la revente de 75 % au groupe français BNP Paribas, payée non pas en argent mais en actions BNP (5). C'est Reynders qui porte l'accord, le négocie et le défendra pied à pied pendant les huit mois de bataille judiciaire qui suivent, y compris quand la justice le suspendra. Les actifs toxiques sont cantonnés dans une structure de défaisance, Royal Park Investments, à laquelle l'État prete 5 milliards (6). En dix jours, la plus grande banque du pays a été nationalisée puis cédée à un groupe étranger. Les actionnaires, eux, ont tout perdu.

Les dominos

Fortis n'est que le premier domino. Le mardi 30 septembre, deux jours après la première injection, c'est Dexia, la banque des communes née du Crédit Communal de 1860, qui appelle à l'aide. Son action a plongé de 29 % la veille. La France, la Belgique et le Luxembourg la recapitalisent à hauteur de 6,4 milliards d'euros, dont 3 milliards coté belge : un milliard du fédéral, un milliard des Régions, un milliard des actionnaires institutionnels, le Holding communal, Arco et Ethias (7). Les deux dirigeants, Pierre Richard et Axel Miller, démissionnent. Pour présider le conseil d'administration assaini, les gouvernements vont chercher un retraité de la politique : Jean-Luc Dehaene, l'homme du Plan global de 1993, le plombier de l'épisode précédent. Les États garantissent en outre les emprunts du groupe, jusqu'à 150 milliards d'euros (8).

Puis vient KBC, la bancassurance flamande, plombée par ses CDO américains : 3,5 milliards du fédéral fin octobre 2008, puis 2 milliards du gouvernement flamand en janvier 2009, puis 1,5 milliard flamand supplémentaire, puis une garantie publique sur son portefeuille de produits structurés (9). Puis Ethias, l'assureur liégeois asphyxié par ses actions Dexia : 1,5 milliard, apporté à parts égales par le fédéral, la Flandre et la Wallonie (10). Dans le meme mouvement, la garantie des dépots bancaires est relevée de 20 000 à 100 000 euros pour éteindre la panique (11). Toutes ces décisions sont prises par une coalition qui court des libéraux aux socialistes. Il n'y aura pas, en Belgique, de parti des sauvetages et de parti du refus : le PS d'Elio Di Rupo est au gouvernement Leterme quand Fortis et Dexia sont recapitalisées, comme le MR, le CD&V et le cdH.

La facture des sauvetages (2008-2012)
  • →Fortis : 9,4 milliards pour 99 % du capital, puis revente de 75 % à BNP Paribas en actions.
  • →Dexia : 3 milliards coté belge en 2008, 4 milliards pour Belfius en 2011, 2,9 milliards en 2012. Garantie belge jusqu'à 54,45 milliards.
  • →KBC : 3,5 milliards fédéraux, 3,5 milliards flamands (intégralement remboursés avec prime).
  • →Ethias : 1,5 milliard (fédéral, Flandre, Wallonie à parts égales).
  • →Total : près de 30 milliards injectés entre 2008 et 2012. Exposition maximale en garanties : 138 milliards fin 2011, plus du tiers du PIB (6).

L'État tombe avec sa banque

L'histoire aurait pu s'arreter là. Elle bascule le 12 décembre 2008. Ce jour-là, la cour d'appel de Bruxelles, saisie par des actionnaires minoritaires, suspend la vente de Fortis à BNP Paribas et impose la convocation d'une assemblée générale, sous astreinte de 5 milliards d'euros (2). Le monde politique est pris de court. Cinq jours plus tard, le premier président de la Cour de cassation, Ghislain Londers, adresse au Parlement une lettre indiquant qu'il existe des indices de tentatives d'influence de l'entourage du gouvernement sur le cours de la procédure judiciaire (12). La séparation des pouvoirs est en cause. Le 19 décembre, Yves Leterme présente la démission de son gouvernement. Un Premier ministre belge vient de tomber sur un dossier bancaire. Herman Van Rompuy lui succède le 30 décembre.

Un homme, lui, ne tombe pas : Didier Reynders. Ministre des Finances sans interruption depuis juillet 1999, négociateur de la vente à BNP Paribas, il traverse la chute de Leterme comme il traversera tous les remaniements. Quatre gouvernements se succèdent entre 2008 et 2011 ; un seul homme tient les cordons de la bourse, du premier sauvetage de Fortis au second naufrage de Dexia. Les actionnaires de Fortis rejettent la vente en février 2009, l'accord est renégocié, puis approuvé en avril. BNP Paribas devient effectivement propriétaire en mai 2009 (5).

Trois ans plus tard, deuxième naufrage. Dexia n'a jamais été réparée, seulement perfusée, et elle sombre sous la présidence de Jean-Luc Dehaene. L'homme qui avait redressé les comptes de l'État en 1993 n'aura pas redressé la banque des communes ; il quittera le navire en 2012, après avoir défendu son bilan devant la commission spéciale de la Chambre. Quand la crise des dettes souveraines frappe la Grèce, l'Italie et l'Espagne, le portefeuille d'obligations d'État de la banque se déprécie et son financement se tarit à nouveau. Le 4 octobre 2011, les clients retirent 300 millions d'euros en une seule journée (13). Le 10 octobre, l'État belge rachète Dexia Banque Belgique pour 4 milliards d'euros. Elle deviendra Belfius en mars 2012. Le reste du groupe, la structure résiduelle gorgée d'actifs toxiques, recoit une nouvelle garantie de 90 milliards, dont 60,5 % à charge de la Belgique, soit 54,45 milliards d'euros (13).

Un détail mérite qu'on s'y arrete. Cette garantie, la plus grosse jamais accordée par l'État, est octroyée par arreté royal, par un gouvernement en affaires courantes depuis 541 jours, Didier Reynders toujours aux Finances, sans vote parlementaire. Le CADTM et ATTAC attaqueront l'arreté devant le Conseil d'État ; le Parlement, sous la majorité Di Rupo, votera en 2013 une loi validant rétroactivement l'opération, sans commission d'enquete (14). Elio Di Rupo prete serment le 6 décembre 2011, au moment précis où les marchés attaquent la dette belge : les taux à dix ans flambent en novembre, Standard & Poor's dégrade la note du pays le 25 du mois. Dans la tourmente, l'État se tourne vers l'épargne de sa population : le bon d'État lancé fin novembre récolte plus de 5,7 milliards d'euros, un record (20). Le socialiste hérite du dossier que la coalition dont son parti faisait partie a ouvert en 2008, et il le referme dans la continuité : c'est son gouvernement qui, en novembre 2012, remet 5,5 milliards de recapitalisation dans Dexia, dont 2,9 à charge de la Belgique ; en échange, la garantie est ramenée à 85 milliards et la part belge à 51,4 % (15). Elle court jusqu'en 2031. Certains actifs du portefeuille arrivent à échéance en 2078 (16).

« Le Holding communal, actionnaire historique de Dexia, est mis en liquidation en 2011 : ce sont les communes qui perdent leur mise. Arco, le bras financier du mouvement ouvrier chrétien, est liquidé à son tour : 800 000 coopérateurs, à qui l'on avait vendu un produit d'épargne sur, découvrent qu'ils détenaient un actif spéculatif. »
- Les victimes collatérales des sauvetages (11)

La facture, et qui l'a payée

Chiffrons. La dette publique passe de 87,3 % du PIB fin 2007 à 99,7 % fin 2010, puis à 104 % fin 2012, le second sauvetage de Dexia et la récession faisant le reste. Dix-sept points de PIB regagnés par la dette en cinq ans, quand il avait fallu treize ans pour les faire descendre. Le déficit public, à l'équilibre en 2007, dépasse 5 % en 2009.

Un retour en arrière s'impose ici, car la descente racontée dans l'épisode précédent avait eu ses artifices, et 2008 vient les solder. Premier artifice : entre 1989 et 1998, la Banque nationale avait vendu près de mille tonnes d'or, les trois quarts du stock du pays, 1 329 tonnes début 1987 contre 227 aujourd'hui. Les plus-values de ces ventes, affectées par la loi au remboursement de la dette en devises, avaient fait baisser le ratio de quelques points, juste assez pour présenter une copie propre à l'entrée dans l'euro (21). Cet or est parti pour de bon : aux cours actuels, les mille tonnes cédées vaudraient environ 90 milliards d'euros, trois fois le montant injecté dans les banques. Second artifice : en 2005, les 7,4 milliards de dette historique de la SNCB avaient été sortis des comptes de l'État et rangés dans un Fonds de l'infrastructure ferroviaire créé exprès, pour que le total reste présentable (22). En 2008, précisément, ce Fonds est dissous et la dette ferroviaire réintègre les comptes de l'État. Au pire moment. Quand la crise bancaire frappe, les cartes à usage unique ont déjà été jouées : il ne reste plus d'or à vendre pour amortir le choc. La dette ne disparait jamais. Elle change d'étiquette, et l'étiquette finit toujours par revenir.

Le bilan net, lui, n'a jamais été publié de manière consolidée par l'État. C'est un fait remarquable en soi : dix-huit ans après, il n'existe aucun document officiel unique additionnant ce que les sauvetages ont couté et rapporté, injections, garanties, dividendes, charges d'intérets des emprunts contractés pour les financer. Ce sont des chercheurs et des militants qui ont fait le travail, en compilant année par année les cahiers de la Cour des comptes : selon le CADTM, le solde des sorties et des rentrées restait négatif d'environ 5,5 milliards d'euros fin 2017, hors charges d'intérets et hors risque résiduel de la structure Dexia (6).

L'honneteté oblige à nuancer. Tous les dossiers ne se ressemblent pas. KBC a intégralement remboursé l'aide fédérale dès fin 2012, avec une prime de 15 %, puis l'aide flamande avec pénalités : l'État a gagné de l'argent sur ce sauvetage-là (9). Les participations dans BNP Paribas et Belfius ont versé des dividendes et pris de la valeur. Dexia, à l'inverse, est un puits sans fond dont la garantie pèsera sur les finances publiques jusqu'aux années 2030 au moins. Dire que "les banques ont couté 30 milliards" est faux. Dire que "l'État s'y est retrouvé" l'est tout autant. La vérité est un solde négatif, étalé sur des décennies, dont personne n'a intéret à faire le total.

Qui a vraiment été sauvé ?

Reste la question que le fil rouge de cette série impose. Le récit officiel dit : les déposants, l'épargne des Belges. C'est vrai, mais incomplet. En recapitalisant les banques et en garantissant leurs emprunts, l'État a d'abord protégé leurs créanciers, les détenteurs d'obligations bancaires, fonds et institutions financières européennes, qui ont été remboursés à cent pour cent. À l'époque, aucun cadre légal ne permettait de leur imposer des pertes (5). L'économiste Éric Toussaint, qui documente les sauvetages belges depuis 2008, y voit le cas d'école d'une socialisation des pertes : les profits des années 2000 ont été privés, distribués en dividendes et en bonus, les pertes de 2008 ont été transférées à la collectivité (14). On peut contester sa conclusion, l'annulation des dettes ainsi créées. Le constat de départ, lui, est difficilement contestable. L'Union européenne l'a d'ailleurs admis en creux : la directive de 2014 sur la résolution bancaire impose désormais de faire contribuer actionnaires et créanciers avant tout argent public. L'outil qui manquait en 2008 a été construit après, précisément parce que la facture de 2008 avait été jugée inacceptable.

Paul De Grauwe, lui, tire de ces années une leçon qui dépasse les banques. En 2011, l'économiste de la KU Leuven publie une analyse qui fera date : les pays de la zone euro empruntent dans une monnaie qu'ils ne controlent pas, comme des pays émergents endettés en devise étrangère, sans banque centrale prete à jouer les preteurs en dernier ressort (17). C'est ce qui explique l'attaque de novembre 2011 contre la dette belge, alors que les fondamentaux du pays n'avaient pas changé en un mois. Et c'est ce qui rend le contraste si violent : pendant que l'article 123 du traité interdisait à la BCE de financer les États, ces memes États s'endettaient sur les marchés pour sauver des banques que la BCE, elle, refinançait sans limite. La création monétaire a secouru la finance privée ; la dette publique a payé la note. Gael Giraud fera de cette asymétrie le coeur de son Illusion financière (18). Bruno Colmant, qui fut dirigeant du secteur au coeur de ces années, chez Ageas, l'héritière de Fortis, en tirera plus tard son propre bilan critique ; ses analyses sur cette période seront lues, dans cette série, en tenant compte de cette position.

Un dernier silence, pour finir. Aucun dirigeant bancaire n'a été condamné pénalement en Belgique pour la crise de 2008. Le seul règlement d'ampleur fut civil : en 2018, Ageas a accepté de verser 1,3 milliard d'euros aux anciens actionnaires de Fortis pour solder les poursuites, le plus grand accord de ce type en Europe (19). L'argent est venu de la société, pas des hommes qui l'avaient dirigée.

Qui a payé, qui a décidé, qui en a profité

Qui a payé ? Les contribuables, les communes actionnaires, les coopérateurs d'Arco, les actionnaires ruinés, et tous ceux qui subiront l'austérité justifiée par la dette ainsi gonflée.

Qui a décidé ? Ils ont des noms. Leterme, Reynders et Quaden dans la nuit du 28 septembre 2008, Trichet dans la pièce. Kris Peeters pour les milliards flamands de KBC, Rudy Demotte pour la part wallonne d'Ethias. Van Rompuy pour solder la vente de Fortis. Leterme et Reynders encore pour la garantie Dexia de 2011, en affaires courantes, par arreté royal. Di Rupo pour la recapitalisation de 2012 et la loi de validation de 2013. Et un point fixe au milieu du chaos : Reynders, aux Finances d'un bout à l'autre, seul acteur présent à chacune des tables, et jamais sanctionné par les urnes ni par sa famille politique pour la facture laissée.

Qui en a profité ? Les créanciers des banques, remboursés intégralement, et les acquéreurs, BNP Paribas en tete, qui ont racheté à prix de crise ce que l'État avait stabilisé à prix plein.

Transition

La dette a regagné dix-sept points de PIB. L'Europe, elle, en a tiré une doctrine : plus jamais ça, donc plus de discipline budgétaire. À partir de 2012, la facture des banques va etre présentée aux États sous une autre forme, celle des traités, des semestres européens et des trajectoires d'ajustement. C'est l'objet du prochain épisode : l'austérité technicisée.

Sources
  • 1.RTBF, "Fortis : 11,2 milliards injectés par les pays du Benelux", 28 septembre 2008. Présence de Trichet confirmée par le Yale Program on Financial Stability, 2024.
  • 2."Le scandale Fortis, une histoire belge", La Revue, Squire Patton Boggs, 2018. Chronologie de la crise et de l'arret du 12 décembre 2008.
  • 3.Conférence de presse Leterme-Reynders du 28 septembre 2008 ; répartition : Belgique 4,7 md, Pays-Bas 4 md, Luxembourg 2,5 md.
  • 4.Droitbelge.be, "Crise des marchés financiers : le point sur Fortis", 2009. Remplacement de Verwilst par Dierckx le 26 septembre ; nationalisation néerlandaise du 3 octobre pour 16,8 md.
  • 5.Yale Program on Financial Stability, "Belgium: Fortis Group Restructuring, 2008" et "Capital Injection, 2008", 2024. Mise totale de 9,4 md pour 99 %, vente de 75 % à BNP Paribas en actions, accord final du 12 mai 2009.
  • 6.Cour des comptes, Cahiers annuels 2009-2017 ; Trends-Tendances, "15,7 milliards : la facture du sauvetage des banques belges", décembre 2011 ; compilation CADTM, "Sauvetages bancaires en Belgique", 2018 (solde net négatif d'environ 5,5 md fin 2017).
  • 7.Communiqués des 30 septembre et 5 octobre 2008 ; recapitalisation de Dexia à 6,4 md, dont 3 md coté belge.
  • 8.Paperjam, "Sauvetage de Fortis et Dexia en 2008 : 72 heures décisives". Garantie des trois États sur les financements de Dexia.
  • 9.De Standaard et Het Laatste Nieuws, oct. 2008 à déc. 2012 : recapitalisation fédérale de KBC (3,5 md), apports flamands (2 md puis 1,5 md), remboursement intégral avec prime de 15 % fin 2012.
  • 10.Recapitalisation d'Ethias, octobre 2008 : 1,5 md, 500 M chacun pour le fédéral, la Flandre et la Wallonie.
  • 11.Synthèse de la crise 2008-2009 : garantie des dépots relevée de 20 000 à 100 000 euros ; liquidation du Holding communal (2011) et d'Arco.
  • 12.Lettre de Ghislain Londers à la Chambre, 17 décembre 2008 ; démission Leterme le 19 décembre ; serment Van Rompuy le 30 décembre 2008.
  • 13.VRT NWS et Le Soir, octobre 2011 : retraits de 300 M le 4 octobre ; rachat de Dexia Banque Belgique le 10 octobre 2011 pour 4 md ; garantie de 90 md, part belge de 60,5 %, soit 54,45 md.
  • 14.CADTM, "Le procès de la garantie Dexia", 2016. Garantie par arreté royal, gouvernement en affaires courantes, recours au Conseil d'État, loi de validation rétroactive de 2013. Grille d'Éric Toussaint sur la socialisation des pertes.
  • 15.VRT NWS, "La Belgique et la France injectent 5,5 milliards dans Dexia", 8 novembre 2012. Part belge de 2,915 md (53 %) ; garanties ramenées à 85 md, part belge à 51,4 %.
  • 16.La Libre, "Le sauvetage de Dexia va-t-il couter cher au contribuable belge ?", juin 2026. Garantie jusqu'en 2031, actifs à échéance 2078.
  • 17.Paul De Grauwe, "The Governance of a Fragile Eurozone", CEPS Working Document, mai 2011.
  • 18.Gael Giraud, Illusion financière, Éditions de l'Atelier, 2012, rééd. 2014.
  • 19.Accord transactionnel Ageas-actionnaires Fortis homologué par la cour d'appel d'Amsterdam, 2018, 1,3 md.
  • 20.L'Echo, "Plus de 5,7 milliards d'euros en bons d'État", 5 décembre 2011.
  • 21.BNB, encaisse en or au 1er janvier 1987 (1 329 tonnes) et affectation légale des plus-values sur or au remboursement de la dette en devises ; RTBF, "L'or de la Belgique pourrait-il financer les projets du gouvernement ?", mars 2025 (plus de 1 000 tonnes vendues depuis 1989, stock actuel de 227 tonnes).
  • 22.La Libre, "SNCB : la reprise de la dette s'étalera sur 2006 et 2007", novembre 2004 ; reprise de la dette historique de 7,4 md au 1er janvier 2005 via le Fonds de l'infrastructure ferroviaire, dissous en 2008.

Chiffres dette/PIB : BNB et Eurostat, méthodologie SEC 2010 (87,3 % fin 2007, 99,7 % fin 2010, environ 104 % fin 2012).

Prochain épisode · La dette belge
L'austérité technicisée : comment la facture des banques a été présentée aux États sous la forme des traités, des semestres européens et des trajectoires d'ajustement.
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Écrit par Ibne Muna · Chronik.be · La dette belge · Épisode 4

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