Cinq ans qui ont tout changé. Ou rien. (2020-2026)

La dette belge · Épisode 6

Cinq ans qui ont tout changé. Ou rien. (2020-2026)

Une pandémie a prouvé que la contrainte budgétaire n'est pas une loi de la nature. Puis la fenetre s'est refermée, et l'effort est retombé sur ceux qui vivent de leur travail. Jamais autant d'économies annoncées, jamais des projections de dette aussi ascendantes.

Chronik.be·Économie · Politique · Belgique·24 min de lecture
Bruxelles, mardi 17 mars 2020, un peu avant 21 heures. Sophie Wilmès apparait derrière un pupitre, entourée des ministres-présidents des entités fédérées. Première ministre depuis quelques mois à peine, à la tete d'un gouvernement minoritaire qui vient de recevoir les pouvoirs spéciaux, elle annonce le confinement du pays à partir du lendemain midi. Les rues se vident. L'économie s'arrete. Personne ne demande combien cela va couter.

Le lendemain soir, à Francfort, le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne se réunit en urgence par visioconférence. Peu avant minuit, Christine Lagarde annonce un programme d'achats d'urgence pandémique, le PEPP : 750 milliards d'euros pour racheter de la dette publique et privée de la zone euro. L'enveloppe sera portée à 1 850 milliards avant la fin de l'année. Quelques jours plus tard, la Commission européenne active la clause dérogatoire générale du Pacte de stabilité : les règles budgétaires européennes, celles qui encadraient la Belgique depuis Maastricht, sont suspendues.

Il aura fallu une pandémie. Tout ce qui était impossible depuis quarante ans devient possible en dix jours.

Le quoi qu'il en coute belge

L'État paie. Le chomage temporaire est élargi à des centaines de milliers de salariés. Le droit passerelle indemnise les indépendants à l'arret. Les Régions arrosent les secteurs fermés de primes. Le fédéral finance les tests, les masques, ensuite les vaccins. En un an, le déficit public atteint 9 % du PIB, du jamais vu depuis les années 1980. La dette bondit de 97,6 % du PIB fin 2019 à 111,2 % fin 2020. Quatorze points en un an. Il avait fallu treize ans d'austérité, de 1994 à 2007, pour en gagner autant dans l'autre sens.

Et pourtant, rien ne se passe. Pas de sanction des marchés. Pas de remontée des taux. Au contraire : en 2021, le pays emprunte à dix ans à taux négatif. Les investisseurs paient pour lui preter de l'argent, au moment précis où sa dette explose. Le 1er octobre 2020, Alexander De Croo devient Premier ministre d'une coalition à sept partis, la Vivaldi. Vincent Van Peteghem, CD&V, prend les Finances. Ni l'un ni l'autre n'a de plan de retour à l'équilibre. La question n'est meme pas posée.

Arretons-nous sur ce que ce moment démontre, car c'est peut-etre la leçon la plus importante de tout l'épisode. Pendant des décennies, chaque demande de moyens supplémentaires pour les hopitaux, les CPAS ou les allocations s'est heurtée à la meme réponse : il n'y a pas d'argent. En mars 2020, l'argent apparait en dix jours, par dizaines de milliards. Et il le fallait : des entreprises à l'arret sans faute de gestion, des soignants débordés, des ménages privés de revenus du jour au lendemain. Personne ne conteste sérieusement cette réponse-là. Mais elle établit un fait qui survivra à la pandémie : la contrainte budgétaire n'est pas une loi de la nature. C'est une règle que l'on suspend quand on décide qu'il y a urgence. Toute la question devient alors : qui décide de ce qui compte comme une urgence ? Une pandémie, oui. Plus d'un habitant sur dix sous le seuil de pauvreté, des hopitaux sous tension chronique bien avant le virus, non. Ce tri n'est écrit dans aucun traité. Soyons précis sur les limites de l'argument, car elles existent : la fenetre de 2020 tenait aussi à une inflation nulle et à une banque centrale qui rachetait tout, et des dépenses permanentes ne se financent pas comme un choc temporaire. Mais la leçon politique reste entière : entre le possible et l'impossible budgétaires, la frontière est une décision.

L'homme qui avait raison

Pour comprendre pourquoi rien ne se passe, il faut revenir à Paul De Grauwe. Dès 2011, l'économiste de la KU Leuven, passé ensuite par la London School of Economics, avait formulé le diagnostic qui éclaire toute cette série depuis l'épisode 4 : les pays de la zone euro empruntent dans une monnaie qu'ils ne controlent pas, comme des pays émergents endettés en devise étrangère. Sans preteur en dernier ressort, ils sont à la merci des paniques de marché. C'est ce qui avait failli emporter le pays en novembre 2011.

En mars 2020, la BCE fait exactement ce que De Grauwe réclamait depuis dix ans : elle se comporte en preteur en dernier ressort. Et la démonstration est faite par l'absurde. En 2011, avec une dette à 103 % du PIB, la Belgique empruntait à près de 6 %. En 2021, avec une dette à 109 %, elle emprunte à taux négatif. Meme pays, meme dette, ou presque. Ce qui a changé, ce n'est pas la vertu budgétaire. C'est la position de la banque centrale.

« Le cout d'une dette publique ne dépend pas d'abord de son niveau. Il dépend de qui se tient derrière elle. »

Trois semaines de débat, puis le silence

En rachetant massivement de la dette publique, la BCE et les banques centrales nationales en deviennent un créancier majeur. Fin 2021, l'Eurosystème détient environ un cinquième de la dette publique belge. Une question surgit alors, portée notamment par Gael Giraud : puisque cette dette est détenue par une institution publique, dont les intérets perçus remontent in fine aux États, pourquoi ne pas l'annuler ?

Le 5 février 2021, près de 150 économistes européens, dont Giraud et Thomas Piketty, publient une tribune dans Le Monde et plusieurs journaux du continent : que la BCE annule les dettes publiques qu'elle détient, en échange d'un engagement des États à investir les memes montants dans la reconstruction écologique et sociale. Pour la Belgique, cela représenterait des dizaines de milliards.

La réponse tombe en quelques jours. Christine Lagarde déclare qu'une annulation est inenvisageable, contraire à l'article 123 du traité, celui-là meme que l'épisode 3 a vu naitre à Maastricht. Olivier Blanchard, ancien chef économiste du FMI, juge l'opération inutile : les intérets payés à la BCE sont reversés aux États sous forme de dividendes, annuler ne changerait presque rien économiquement. Bruno Colmant, lui, évolue : l'ancien chef de cabinet de Didier Reynders écrit dans ces années-là que dette publique et monnaie sont deux faces d'une meme médaille, ce qui le rapproche de Giraud, tout en restant opposé à l'annulation.

Le débat aura duré trois semaines. Il ne reviendra plus. Aucun gouvernement, aucun grand parti ne mettra la question à l'agenda. On y reviendra dans l'épisode 7, car la question n'est pas morte, elle est enterrée. Ce n'est pas pareil.

Le retour de la facture

Le 24 février 2022, la Russie envahit l'Ukraine. Les prix du gaz s'envolent, l'électricité suit. En octobre 2022, l'inflation atteint 12,27 %, son plus haut niveau depuis juin 1975. L'épisode 1 avait montré la Belgique des chocs pétroliers. Cinquante ans plus tard, le mécanisme se rejoue, avec le meme amortisseur : l'indexation automatique des salaires, des pensions et des allocations, que le pays est presque seul en Europe à avoir conservée.

Le gouvernement De Croo ajoute une couche de protection : TVA sur l'électricité et le gaz ramenée à 6 %, tarif social élargi à près d'un million de ménages, chèques énergie. Des milliards de plus, financés par la dette. Mais cette fois, le contexte monétaire bascule. Pour casser l'inflation, la BCE remonte son taux de dépot de -0,5 % à 4 % entre juillet 2022 et septembre 2023, la hausse la plus rapide de son histoire. Elle cesse d'accroitre ses achats de dette, puis laisse son portefeuille se réduire. Le taux à dix ans repasse de zéro à plus de 3 %. La fenetre ouverte en mars 2020 se referme.

C'est dans ce contexte qu'en septembre 2023, Vincent Van Peteghem lance un bon d'État à un an avec précompte mobilier réduit à 15 %. Objectif affiché : forcer les banques à mieux rémunérer l'épargne. Résultat : 21,9 milliards d'euros levés en quelques jours auprès de plus de 600 000 Belges. La plus grosse opération du genre dans l'histoire du pays. Pendant un an, une part de la dette redevient ce qu'elle était avant 1992 : de l'épargne belge pretée à l'État belge. L'épisode 7 mesurera ce que cet épisode a d'exceptionnel, et donc de révélateur.

Pendant ce temps, la mécanique décrite à l'épisode 2 se remet en marche, au ralenti mais dans le meme sens : chaque obligation qui arrive à échéance est refinancée à un taux plus élevé. Les charges d'intérets de l'État remontent pour la quatrième année consécutive. Elles atteignent 12,2 milliards d'euros en 2026 et les projections les portent vers 21 milliards à l'horizon 2030. Le compteur tourne à nouveau.

L'Arizona

Le 9 juin 2024, les Belges votent. La N-VA résiste en Flandre, le Vlaams Belang progresse, le PS recule en Wallonie face au MR de Georges-Louis Bouchez et aux Engagés de Maxime Prévot. Après 239 jours de négociation, le 3 février 2025, Bart De Wever prete serment : premier nationaliste flamand à diriger le gouvernement fédéral. Sa coalition Arizona réunit N-VA, MR, Les Engagés, Vooruit et CD&V. Jan Jambon, N-VA, prend les Finances et le Budget.

Le contexte européen s'est retourné. La clause dérogatoire de 2020 est levée, les règles budgétaires réformées sont de retour, et dès juillet 2024 le Conseil européen a ouvert une procédure pour déficit excessif contre le pays, avec obligation de corriger le tir d'ici 2029. Le déficit est alors parmi les pires de la zone euro : 4,4 % du PIB en 2024, 5,2 % en 2025. Dehaene avait instrumentalisé Maastricht en 1993. De Wever peut s'appuyer sur Bruxelles en 2025. La contrainte extérieure, encore une fois, sert de levier intérieur.

L'Arizona avance en trois temps. Au printemps 2025, une première loi-programme durcit l'accès au chomage et étend les flexi-jobs. En juillet, un accord dit de l'été acte la limitation des allocations de chomage dans le temps, une réforme des pensions avec bonus-malus, et une taxe de 10 % sur les plus-values financières, une première en Belgique, assortie d'exonérations. Puis, le 24 novembre 2025, après vingt heures de négociation, l'accord budgétaire pluriannuel : 9,2 milliards d'euros d'effort d'ici 2029.

La composition de l'effort Arizona (9,2 milliards d'ici 2029)
  • →2,7 milliards de baisse des dépenses publiques, fonction publique fédérale réduite d'environ 9 % sur la législature.
  • →1,9 milliard attendu de la remise à l'emploi de 100 000 malades de longue durée.
  • →Indexation des salaires bruts au-dessus de 4 000 euros plafonnée en 2026 et 2028, un écho aux sauts d'index de l'épisode 2, en version ciblée.
  • →TVA en hausse sur les nuitées d'hotel, le take away, les pesticides. Accises sur le gaz. Ticket modérateur relevé, quote-part de deux euros par médicament remboursé (un euro pour l'intervention majorée).
  • →Volet "épaules les plus larges" : environ 1 milliard. Doublement de la taxe comptes-titres de 0,15 à 0,30 %, tour de vis sur les sociétés de management.

Un milliard sur neuf virgule deux. Le reste vient du travail, des malades, des chomeurs, des patients, des services publics et de la consommation. Les patrimoines, eux, dont l'épisode 7 rappellera qu'ils comptent parmi les plus élevés d'Europe, contribuent à la marge. Étienne de Callatay défend la nécessité de la consolidation : avec des charges d'intérets qui filent vers 21 milliards, ne rien faire reviendrait à sacrifier les budgets sociaux de demain aux créanciers d'aujourd'hui, et il n'a pas tort sur ce point. Éric Toussaint répond que la question n'est pas de savoir s'il faut un effort, mais qui le fournit, et le tableau ci-dessus lui donne des arguments. Les deux lectures ne s'annulent pas. Elles décrivent le meme accord depuis deux fenetres différentes.

Puis janvier 2026 arrive, et les tableaux budgétaires deviennent des lettres recommandées. Depuis le 15 septembre 2025, l'ONEM envoie par vagues ses courriers de fin de droit. Le 1er janvier 2026, environ 28 000 chomeurs de longue durée perdent leurs allocations. Le 1er mars, 43 000 de plus, et les nouvelles règles entrent en vigueur pour tout nouveau demandeur : 24 mois maximum. Le 1er avril, 47 000 encore. Une quatrième vague court de juillet 2026 à l'été 2027. Au total, environ 180 000 personnes sortiront de l'assurance chomage en dix-huit mois. Une partie bascule vers les CPAS, dont les fédérations chiffrent la charge à plus d'un milliard d'euros, supportée cette fois par les communes. L'économie fédérale existe. Elle est aussi, pour partie, un transfert vers d'autres caisses publiques, et pour le reste un transfert vers les ménages eux-memes. Les syndicats ont saisi la Cour constitutionnelle ; leur demande de suspension a été rejetée le 15 janvier 2026, l'arret sur le fond est attendu avant la fin de l'année.

Le 1er juillet 2026, le ticket modérateur augmente chez le médecin. À la mi-juillet, le ministre de la Santé adresse sa lettre de mission pour le budget 2027 : 638 millions d'économies supplémentaires cumulées d'ici 2029, qui s'ajoutent aux 907 millions déjà réalisés en 2025 et 2026, avec à l'étude un plafonnement de l'indexation des honoraires des soignants. L'austérité de 2026 n'est plus une annonce. C'est un calendrier.

Le poste que personne n'avait budgété : la défense

S'y ajoute un poste que personne n'avait budgété en 2019 : la défense. Au sommet de l'OTAN de La Haye, en juin 2025, les alliés s'engagent sur 3,5 % du PIB de dépenses militaires de base d'ici 2035, plus 1,5 % de dépenses liées à la sécurité. La Belgique, longtemps lanterne rouge à 1,3 %, se hisse à 2 % dès 2025 en mobilisant des recettes exceptionnelles, dont l'impot sur les avoirs russes gelés chez Euroclear et un dividende de Belfius, et en logeant une partie de la facture hors de l'objectif budgétaire, dans les marges d'une clause de sauvegarde européenne. Chaque demi-point de PIB supplémentaire pour l'armée, ce sont environ trois milliards d'euros par an, à trouver quelque part, tous les ans.

Malgré tout cela, la dette ne baisse pas. Fin 2025, elle atteint 107,9 % du PIB. Le Bureau fédéral du Plan la projette à 117 % en 2029 et la Banque nationale avertit que, sans efforts supplémentaires, elle filerait vers 133 % en 2035, à portée du pic de 1993 raconté à l'épisode 2. Voilà le paradoxe de ces cinq années : jamais un gouvernement belge n'avait annoncé autant d'économies, et jamais les projections de dette n'ont été aussi ascendantes.

Les angles morts

Ce dont on ne parle pas
  • 1.Le réarmement n'est pas financé. Les 2 % de 2025 reposent en partie sur des recettes non récurrentes et un artifice comptable autorisé par Bruxelles. La trajectoire vers 3,5 % en 2035 représenterait autour de neuf milliards d'euros supplémentaires par an à terme, soit tout l'effort de l'Arizona à refaire une seconde fois, pour la seule armée. Aucun parti n'a mis ce chiffre sur la table en 2024. La décision a été prise à La Haye, sous pression américaine.
  • 2.La répartition fine de l'effort Arizona n'a jamais été chiffrée officiellement par décile de revenu et de patrimoine. On sait ce que rapportent la taxe comptes-titres ou la limitation du chomage. On ne sait pas, ménage par ménage, qui perd combien. Un tableau distributif de l'accord de novembre 2025 serait politiquement explosif.
  • 3.La dette détenue par l'Eurosystème. La BCE et la BNB en détiennent toujours une part substantielle, en décrue à mesure que les titres arrivent à échéance. Chaque remboursement détruit une occasion : celle d'en discuter la restructuration, la conversion en investissements ou l'annulation. La fenetre se referme en silence, sans qu'aucun parlement n'en débatte.

Dernier point, de méthode : ce récit s'arrete à la mi-juillet 2026, au moment de la publication. Le plan Arizona est en cours d'exécution, le budget 2027 n'est pas voté, la Cour constitutionnelle n'a pas encore tranché sur la réforme du chomage, et les projections citées ici sont des projections, pas des faits. Ce qui est un fait, en revanche, c'est la trajectoire : cinq ans après le quoi qu'il en coute, le pays dépense plus de douze milliards par an en intérets, prépare des milliards de réarmement, et demande l'essentiel de l'effort à ceux qui vivent de leur travail ou de leurs allocations.

Qui paie, qui décide, qui en bénéficie

Qui paie ? Les salariés au-dessus de 4 000 euros par l'index, les malades de longue durée, les chomeurs, les patients chez le médecin et à la pharmacie, les usagers des services publics, les clients d'hotels et de take away.

Qui décide ? Un gouvernement fédéral sous procédure européenne, une BCE qui a fait puis défait le bouclier monétaire, une OTAN qui fixe des trajectoires militaires que les budgets nationaux subissent.

Qui en bénéficie ? Les créanciers de l'État, dont plus de la moitié sont étrangers, et les patrimoines financiers, sollicités pour un milliard sur neuf.

Il reste une question, la plus politique de toutes, que six épisodes ont contournée en la préparant : à qui, exactement, la Belgique doit-elle son argent ? Qui encaisse ces douze milliards d'intérets annuels ? Et existe-t-il des alternatives sérieuses au chemin actuel ? Ce sera l'objet du septième et dernier épisode.

Sources
  • 1.Conférence de presse du Conseil national de sécurité, 17 mars 2020 ; arreté ministériel du 18 mars 2020, Moniteur belge.
  • 2.BCE, communiqué PEPP, 18 mars 2020 ; extension à 1 850 milliards, décisions de juin et décembre 2020.
  • 3.Commission européenne, activation de la clause dérogatoire générale du Pacte de stabilité, mars 2020.
  • 4.ICN et BNB, Comptes des administrations publiques, séries dette et solde de financement 2019-2020.
  • 5.Agence fédérale de la dette, rapports annuels 2020-2021, taux OLO à 10 ans.
  • 6.Paul De Grauwe, The Governance of a Fragile Eurozone, CEPS Working Document, mai 2011.
  • 7.BNB et BCE, données sur les détentions de titres publics belges (PSPP et PEPP).
  • 8.Tribune collective d'économistes européens, Le Monde, 5 février 2021, "Annuler les dettes publiques détenues par la BCE pour reprendre en main notre destin".
  • 9.Christine Lagarde, entretien au Journal du Dimanche, février 2021 ; article 123 TFUE.
  • 10.Olivier Blanchard, prises de position publiques sur l'annulation des dettes détenues par les banques centrales, 2020-2021.
  • 11.Bruno Colmant, chroniques dans L'Echo, 2022-2025. Ancien chef de cabinet du ministre des Finances Didier Reynders et ancien dirigeant du secteur financier ; ses analyses sont lues en tenant compte de cette position.
  • 12.Statbel, indice des prix à la consommation, octobre 2022.
  • 13.BCE, décisions de politique monétaire, juillet 2022 à septembre 2023.
  • 14.Agence fédérale de la dette, résultats de l'émission du bon d'État à un an, septembre 2023.
  • 15.ICN, notification PDE, avril 2026 ; BNB, statistiques de finances publiques.
  • 16.Agence fédérale de la dette, plan de financement et rapports 2025-2026 ; projections de charges d'intérets à l'horizon 2030.
  • 17.SPF Chancellerie, prestation de serment du gouvernement De Wever, 3 février 2025.
  • 18.Conseil de l'UE, ouverture de la procédure pour déficit excessif à l'égard de la Belgique, juillet 2024 ; recommandation de correction à l'horizon 2029.
  • 19.ICN, notification PDE, avril 2026 : solde de financement -4,4 % du PIB en 2024, -5,2 % en 2025 ; dette publique 107,9 % du PIB fin 2025.
  • 20.Gouvernement fédéral, accord budgétaire pluriannuel du 24 novembre 2025 ; La Libre et L'Avenir, 24 novembre 2025.
  • 21.OTAN, déclaration du sommet de La Haye, juin 2025.
  • 22.News.belgium, communiqués du gouvernement fédéral sur le financement des dépenses de défense, 2025.
  • 23.Bureau fédéral du Plan, Budget économique 2026 et perspectives 2027-2031, février 2026 ; BNB, rapport annuel 2025, et projections de décembre 2025.
  • 24.INAMI, objectif budgétaire des soins de santé 2026, octobre 2025 ; La Libre, 25 novembre 2025 ; Mutualité chrétienne, analyse du budget soins de santé 2026.
  • 25.Loi du 18 juillet 2025 portant réforme de l'assurance chomage ; ONEM, calendrier des fins de droit ; RTBF et Fédération des CPAS (UVCW), décembre 2025 : environ 180 000 fins de droit en dix-huit mois, cout supérieur à un milliard pour les CPAS.
  • 26.Cour constitutionnelle, rejet de la demande de suspension des organisations syndicales, 15 janvier 2026 ; recours au fond pendant.
  • 27.La Libre, 15 juillet 2026, lettre de mission du ministre des Affaires sociales pour le budget 2027 des soins de santé.
  • 28.Statbel, enquete EU-SILC, taux de risque de pauvreté monétaire, autour de 12 % de la population.
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Écrit par Ibne Muna · Chronik.be · La dette belge · Épisode 6

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