Ambiorix, l’ancetre fabriqué
Ambiorix, l'ancetre fabriqué : anatomie d'un héros national
Comment un État de trente-six ans s'est commandé deux ancetres celtiques en un an, et pourquoi la fameuse phrase de César sur "les plus braves des Belges" ne dit pas du tout ce qu'on lui fait dire.
Comprendre pourquoi un État aussi neuf avait besoin, en un an, de se fabriquer deux ancetres celtiques, c'est comprendre comment se construit une nation quand elle manque de racines. Et cela commence, comme souvent, par une phrase de César qu'on a soigneusement coupée au bon endroit.
1866, l'année où la Belgique s'est fabriqué des ancetres
La statue d'Ambiorix est inaugurée le 5 septembre 1866 sur la Grand-Place de Tongres, en présence de Léopold II, roi depuis à peine neuf mois, et de la reine Marie-Henriette. Elle est l'oeuvre du sculpteur français Jules Bertin, sous la direction artistique de Guillaume Geefs. Le socle a la forme d'un dolmen, un monument mégalithique antérieur de plusieurs millénaires aux Éburons de l'age du Fer. On empile délibérément les époques pour produire une impression d'ancienneté vertigineuse.
La meme année, à Anvers, Joseph Ducaju réalise une statue de Boduognat, le chef nervien vaincu par César sur la Sabis. Elle est placée sur la Porte du Chemin de Fer, où figurent ensemble les deux héros gaulois. L'archéologue Eugène Warmenbol a consacré une étude à ce monument sous un titre qui dit tout : "Ambiorix et Boduognat, le dernier rempart de la nationalité belge". La statue anversoise sera démontée en 1952, ses fragments dispersés, et la tete de Boduognat finira au jardin zoologique d'Anvers. Ambiorix, lui, veille toujours sur Tongres.
Ce double geste s'inscrit dans une politique. Les années 1860 sont celles d'une commande d'État nationaliste, portée notamment par le ministre Alphonse Vandepeereboom et par Charles Rogier. Ce nom devrait vous etre familier : c'est le meme Rogier qui, en 1860, fait adoucir les paroles de la Brabançonne pour raisons diplomatiques, sujet du premier épisode de cette série. Le meme homme, aux memes années, fournit au pays un hymne présentable et des ancetres présentables. La construction d'une histoire nationale n'est pas une métaphore : c'est un programme, avec des budgets et des ministres.
La Belgique n'invente d'ailleurs rien. La France de la meme décennie se dote de son propre héros gaulois de la résistance à Rome : Napoléon III fait ériger en 1865 une statue colossale de Vercingétorix à Alise-Sainte-Reine. Le parallèle est si étroit que Bertin, le sculpteur d'Ambiorix, réalisera plus tard un Vercingétorix qui n'est qu'une variante de son propre modèle. Le meme moule, littéralement, pour deux nations pressées de se trouver des aieux.
Une phrase de César, coupée au bon endroit
"De tous ces peuples, les plus braves sont les Belges." En latin, Horum omnium fortissimi sunt Belgae. La formule ouvre pratiquement La Guerre des Gaules (livre I, chapitre 1), et elle est devenue en Belgique une sorte de brevet d'ancienneté et de courage.
Le problème tient à ce qu'on coupe systématiquement la suite. César explique aussitot pourquoi : les Belges sont les plus braves parce qu'ils sont les plus éloignés de la civilisation et du raffinement de la Province romaine, parce que les marchands leur apportent rarement ce qui amollit les courages, et parce qu'ils vivent au contact des Germains, avec lesquels ils guerroient sans relache. Le "courage" n'est donc pas une qualité admirée : c'est le sous-produit d'un isolement et d'une rusticité. Braves parce que peu romanisés, presque sauvages.
Ce n'est pas tout. Dans la suite de son récit, César qualifie ces memes Belges de barbares, les accuse de perfidie et de trahison. Les travaux réunis par Anne Morelli dans Les Grands Mythes de l'histoire de Belgique le rappellent : ce texte n'est pas un hommage, c'est un instrument de propagande. Les Commentaires de César sont une oeuvre destinée à Rome, écrite pour justifier la conquete et batir la gloire politique de leur auteur. Plus l'adversaire est présenté comme farouche et indomptable, plus la victoire du proconsul parait grande. Vanter la bravoure des Belges, c'est d'abord se vanter soi-meme de les avoir vaincus. César use du meme procédé ailleurs : il loue la vaillance des Nerviens, presque anéantis, et fait de Vercingétorix un adversaire redoutable. L'éloge de l'ennemi est chez lui un ressort constant.
Dernier détail que la formule escamote. Dans la phrase meme de César, les Belges ne sont pas des "Gaulois" au sens strict. Il distingue explicitement trois peuples en Gaule, et précise que ceux que les Romains nomment Gaulois s'appellent eux-memes Celtes : qui ipsorum lingua Celtae, nostra Galli appellantur. Dire "les Belges, les plus braves des Gaulois" est déjà une double contraction de ce qu'il a écrit.
Qui étaient vraiment les "Belges" de César
Les Belgae n'étaient pas un peuple, mais une nébuleuse de tribus occupant le nord de la Gaule, grossièrement entre la Seine et la Marne au sud et le Rhin au nord. Rien à voir avec un territoire qui préfigurerait la Belgique.
Les tribus les plus puissantes se trouvaient sur le sol de la France actuelle : les Bellovaques autour de Beauvais, les Suessions autour de Soissons, les Rèmes autour de Reims, les Atrébates autour d'Arras. Fait savoureux, les Rèmes, l'une des tribus "belges" les plus importantes, choisirent dès le début l'alliance avec Rome. Sur le territoire de la Belgique d'aujourd'hui, deux tribus émergent : les Nerviens du Hainaut, qui faillirent battre César sur la Sabis en 57 avant notre ère, et les Éburons de la vallée de la Meuse et de l'Ardenne, ceux d'Ambiorix. Le reste de la confédération s'étalait sur les actuels Pays-Bas, Luxembourg et Rhénanie.
Leur identité meme est un objet de débat, et il faut résister à la tentation de le trancher. César note que la plupart des Belges se disaient issus de Germains ayant autrefois franchi le Rhin. Il va plus loin : au livre II, il range une série de peuples du nord-est parmi les Germani cisrhenani, les Germains en deçà du Rhin. Ses mots sont sans ambiguité : "Condrusos, Eburones, Caerosos, Paemanos, qui uno nomine Germani appellantur", les Condruses, Éburons, Cérèses et Pémans, que l'on désigne du seul nom de Germains. Autrement dit, plusieurs des tribus vivant sur le sol wallon actuel étaient classées par César non parmi les Gaulois, mais parmi les Germains. Les noms de tribus, de chefs et de lieux sont pourtant, eux, majoritairement celtiques. La formule prudente est donc la seule juste : une population de langue celtique, installée dans une zone-frontière profondément marquée par le contact germanique. Ni Gaulois de manuel, ni Germains. Le débat est la réponse, et il n'a évidemment aucun rapport avec la frontière linguistique qui traversera la Belgique vingt siècles plus tard.
Ambiorix : ce que les sources disent, et surtout ce qu'elles taisent
Le fait central est solide, mais plus fragile qu'on ne le croit. À l'automne 54 avant notre ère, Ambiorix, chef des Éburons, attire hors de son camp d'hiver une armée romaine commandée par les légats Quintus Titurius Sabinus et Lucius Aurunculeius Cotta. Il leur fait croire à un soulèvement général et à l'arrivée des Germains, leur promet un passage sur, puis les massacre dans un défilé. Environ quinze cohortes périssent, l'équivalent d'une légion et demie, soit près de six mille hommes. C'est l'une des pires défaites de César durant toute la conquete, et il ne la cache pas, ce qui la rend crédible : un général qui avoue un désastre qu'il aurait préféré taire est, sur ce point, digne de foi.
Ambiorix ne régnait pas seul. Il partageait le commandement des Éburons avec Catuvolcos, qui, trop agé pour fuir, se donnera la mort avec de l'if plutot que de tomber aux mains de Rome. Car la suite, l'imagerie héroique la passe sous silence, et elle est sombre. César fait de la destruction des Éburons une affaire personnelle. Pendant deux campagnes, en 53 puis en 51, il ravage systématiquement leur pays, incendie les récoltes et les villages, et va jusqu'à convier les peuples voisins à venir piller ce qui reste, afin que la nation éburone soit effacée. Elle l'est presque entièrement.
Ambiorix, insaisissable, s'échappe. César raconte qu'il lui glisse entre les doigts avec quatre cavaliers seulement, se dérobant dans les cavernes et les bois, et qu'il franchit lui-meme le Rhin en partie pour lui oter cette retraite. Son continuateur Hirtius, au livre VIII, admet que César finit par renoncer, "désespérant de réduire en son pouvoir cet ennemi fugitif".
Où Ambiorix a-t-il fini ? On l'ignore. La seule source antique qui prétende le situer est Florus, un abréviateur du IIe siècle, en une demi-phrase : perpetua trans Rhenum fuga latuit, il resta caché dans une fuite perpétuelle au-delà du Rhin. Écrit cent cinquante ans après les faits, par un auteur qui ne fait que résumer César. Et "au-delà du Rhin" n'est pas un lieu, c'est une moitié de l'Europe. Sur sa mort, rien : aucune date, aucun lieu, aucune tombe. Il sort des textes et on n'en entend plus jamais parler.
Il y a plus troublant encore. Une partie des historiens, surtout du coté flamand et néerlandais, s'interroge sérieusement sur son existence meme. Le nom d'Ambiorix n'apparait que chez César et chez ceux qui le recopient : aucune source indépendante ne le mentionne. Certains avancent que César aurait pu grossir, voire construire, ce personnage pour justifier devant Rome la perte d'une légion et demie et magnifier sa victoire finale. L'hypothèse reste minoritaire, et la plupart des chercheurs admettent qu'Ambiorix a existé. Mais elle pointe un fait incontournable : tout ce que nous savons de lui vient de l'homme qui a exterminé son peuple. La seule trace matérielle possible de la révolte est un trésor de cent deux monnaies d'or découvert en 2000 à Heers, dans le Limbourg, dont soixante-quatorze frappées par les Éburons, aussitot baptisé "le trésor d'Ambiorix".
Deux Atuatuca, et le mauvais choisi
Le camp où périt la légion de Sabinus et Cotta, César le nomme Atuatuca : un fort qu'il situe "presque au milieu du territoire des Éburons", quelque part entre la Meuse et le Rhin. Or il existe, dans cette histoire, non pas un Atuatuca mais deux, qu'il ne faut surtout pas confondre.
Le premier est ce fort de 54 avant notre ère, dont la localisation exacte reste inconnue. On a proposé au fil des siècles Maastricht, Fauquemont, Aix-la-Chapelle, Tongres, et les hypothèses récentes penchent plutot vers l'est, du coté d'Eschweiler. L'argument est simple : César situe le pays éburon pour l'essentiel entre Meuse et Rhin, or Tongres se trouve à l'ouest de la Meuse. Le champ de bataille du héros n'a donc jamais été retrouvé avec certitude.
Le second Atuatuca est Atuatuca Tungrorum, c'est-à-dire Tongres, la ville qui a dressé la statue. Mais cette cité romaine n'est fondée que vers l'an 15 avant notre ère, soit une génération après la destruction des Éburons. Elle porte le nom d'un autre peuple, les Tongres (Tungri), venus s'installer dans la région après l'anéantissement des occupants précédents, sur des terres largement vidées. Meme nom, autre lieu, autre époque, autre peuple.
On a donc planté la statue du héros éburon dans la cité de ceux qui ont pris la place des Éburons une fois ceux-ci détruits, sur un site qui n'est probablement pas celui de sa seule victoire, au nom d'un homonyme. Au passage, une précision de rigueur que cette série se doit d'assumer : Tongres n'est pas "la plus vieille ville de Belgique", mais, avec Tournai et Arlon, l'une des trois plus anciennes, et cette antériorité repose sur une convention, sa fondation comme chef-lieu romain, non sur une certitude d'archive.
"Belgica" : un nom d'emprunt, jamais une nation
Reste le nom lui-meme, celui que l'on brandit régulièrement pour prouver l'ancienneté du pays : la Belgique existerait puisque la Belgica existait. L'argument ne résiste pas à l'examen.
La Gallia Belgica n'est pas un peuple qui se serait donné ce nom, mais une province administrative créée par Auguste, donc après César, à partir d'un exonyme, un nom donné de l'extérieur par les vainqueurs. Cette province était immense : elle s'étendait sur le nord de la France, le Luxembourg et la Rhénanie. Lorsque Dioclétien réorganise l'Empire vers 297, il la scinde en deux : la Belgica Prima, dont la capitale est Trèves, et la Belgica Secunda, dont la capitale est Reims. Auparavant déjà, la grande province avait pour chef-lieu Reims, puis Trèves.
« Les provinces qui ont porté le nom de Belgica ont eu pour capitales Reims et Trèves, c'est-à-dire, aujourd'hui, la France et l'Allemagne. Pas une seule sur le territoire de la Belgique actuelle. Le nom est un héritage, pas une généalogie. »
Le nom a voyagé pendant des siècles, mais le territoire qu'il désignait n'a jamais été le notre, et son coeur administratif était ailleurs. Porter ce nom en 1830 était parfaitement légitime, comme la France peut se réclamer de la Gaule. Mais porter un nom ne prouve pas une filiation.
Pourquoi un État neuf a eu besoin d'un Gaulois
Voilà la vraie question. Pourquoi 1830 a-t-il eu tant besoin, une génération plus tard, de se fabriquer des aieux celtiques ?
Parce qu'un État né en 1830 est un État sans profondeur historique commune. Le nom meme de "Belgique" ne s'impose politiquement qu'en janvier 1790, le temps d'une éphémère confédération, les États belgiques unis, qui ne dure pas un an. En 1830, on reprend ce nom précisément parce qu'il est neutre, ni flamand, ni wallon, ni brabançon, et prestigieux car hérité du latin humaniste. Un nom disponible pour un pays à construire. L'historien Sébastien Dubois a montré, dans L'invention de la Belgique, comment le territoire et l'idée belges se sont lentement inventés entre la paix de Westphalie et 1830, et non hérités d'une continuité millénaire.
C'est pourtant l'inverse qu'on enseignera longtemps. La grande Histoire de Belgique d'Henri Pirenne, publiée à partir de 1900, déroule un récit continu et orienté, où des siècles de principautés convergeraient naturellement vers l'État de 1830. Cette lecture téléologique, une histoire qui saurait depuis toujours où elle va, est aujourd'hui abandonnée. Jean Stengers, référence incontestable sur la question dans son Histoire du sentiment national en Belgique, l'écrit noir sur blanc : il n'est pas question de revenir à Pirenne. La nationalité belge n'est pas née naturellement du Moyen Age, elle s'est formée au sein d'États successifs, au gré des guerres et des hasards politiques. Stengers ajoute, et c'est capital, qu'une fois née, elle fut bien réelle. La Belgique existe, elle est meme un pays attachant. Elle n'a simplement pas deux mille ans.
Un mot, enfin, sur l'argument généalogique, celui qui revient sans cesse : mes ancetres vivaient ici. C'est vrai, et cela ne prouve rien. Après vingt siècles, tout Européen descend à peu près de tous les Européens de l'époque ayant laissé une postérité. Un Parisien, un Milanais et un Berlinois descendent des Belgae autant qu'un Belge. Une filiation que partage l'Europe entière ne fonde aucune nation en particulier. Il faut ajouter que ce récit des "braves ancetres gaulois" a surtout nourri l'imaginaire national unitaire et francophone. Le mouvement flamand, lui, a bati sa mémoire fondatrice ailleurs, autour de la bataille des Éperons d'or de 1302. Ambiorix demeure d'ailleurs aujourd'hui davantage une figure locale et touristique du Limbourg qu'un héros également vivant dans les deux communautés.
Ce que la statue nous apprend
Ambiorix a peut-etre existé, il a probablement écrasé une légion et demie, il a échappé à César, et son peuple a été détruit. Tout le reste, le héros national, l'ancetre des Belges, le maillon d'une histoire de deux mille ans, a été ajouté après coup, entre 1841 et 1866, par un État qui avait besoin de se prouver qu'il ne venait pas de nulle part. Et il ne s'est pas contenté d'un ancetre : il en a commandé deux la meme année, à Tongres et à Anvers, comme on lance une collection.
C'est exactement la thèse de cette série. La Belgique n'est pas un vieux pays qui se serait redécouvert en 1830. C'est un État neuf qui, pour tenir, a du se fabriquer des symboles, puis des ancetres. L'hymne d'abord, les aieux ensuite. Cela n'a rien de honteux : toutes les nations du XIXe siècle ont procédé ainsi, de la France à l'Allemagne. Ce qui est plus rare, c'est de le regarder en face.
Il ne restait plus qu'à annexer les gloires plus récentes, celles du Moyen Age et de la Renaissance. Car le plus grand souverain d'Europe au XVIe siècle, un empereur sur les terres duquel le soleil ne se couchait jamais, est né à Gand en 1500. La Belgique en fait volontiers un enfant du pays. Le problème, c'est qu'il ne s'est jamais pensé belge, pour l'excellente raison que la Belgique n'existait pas. Ce sera le sujet du prochain épisode.
- →Jules César, Commentarii de Bello Gallico, livres I, II, V, VI. Passages clés : I, 1 (les trois peuples de la Gaule, la bravoure des Belges) ; II, 4 (les Germani cisrhenani) ; V, 24 à 37 (le désastre de Sabinus et Cotta) ; VI, 31 à 43 (répression des Éburons, mort de Catuvolcos, fuite d'Ambiorix). Texte et traduction sur remacle.org.
- →Aulus Hirtius, De Bello Gallico, livre VIII (continuation, campagne de 51 avant notre ère, renoncement de César).
- →Florus, Epitome de Tito Livio, livre I. Seule mention antique du refuge d'Ambiorix "trans Rhenum". Texte sur LacusCurtius.
- →Anne Morelli (dir.), Les Grands Mythes de l'histoire de Belgique, de Flandre et de Wallonie, EVO, Bruxelles, 1995. Chapitre de Baudouin Decharneux sur le mythe des "braves Belges".
- →Jean Stengers, Histoire du sentiment national en Belgique des origines à 1918, 2 volumes, Racine, Bruxelles, 2000-2002.
- →Sébastien Dubois, L'invention de la Belgique. Genèse d'un État-nation, 1648-1830, Racine, Bruxelles, 2005.
- →Henri Pirenne, Histoire de Belgique, 7 volumes, 1900-1932. Cité comme objet critique, pour la construction du récit national continu.
- →Eugène Warmenbol, "La Porte du Chemin de Fer à Anvers. Ambiorix et Boduognat, le dernier rempart de la nationalité belge", dans Les Celtes aux racines de l'Europe, actes du colloque de Mariemont, 2009.
- →Notices Wikipédia : Statue d'Ambiorix, Ambiorix, Éburons, Belges (Belgae), Gaule belgique, Boduognat, Jules Bertin, Charles Rogier, Henri Pirenne.
- →Wikipédia néerlandais, "Ambiorix (persoon)", sur l'hypothèse de l'invention du personnage et l'état des sources.
- →Historiek.net, "Ambiorix", sur le trésor de Heers découvert en 2000.
Cet article distingue les faits établis (une défaite romaine majeure en 54 avant notre ère, la quasi-destruction des Éburons, l'érection des statues en 1866) des éléments incertains ou tardifs (le refuge et la mort d'Ambiorix, connus par une seule ligne de Florus au IIe siècle) et des hypothèses minoritaires (l'invention possible du personnage par César). Deux corrections apportées après publication du post et signalées par des lecteurs y ont été intégrées : Tongres est l'une des trois plus anciennes villes du pays et non la plus ancienne, et les campagnes de répression contre les Éburons se déroulent en 53 et 51, non en 52, année de Vercingétorix.
