Le conducteur puni
Le conducteur puni
La vieille Polo de l'aide-soignante est refoulée à l'entrée de Bruxelles. Le SUV neuf de deux tonnes deux entre sans problème. L'injustice est réelle. Elle a été fabriquée, et on peut dire par qui.
Désormais, un diesel immatriculé entre 2011 et 2015 qui entre en ville déclenche d'abord un courrier d'avertissement. S'il repasse trois mois plus tard, 350 euros d'amende, une par trimestre au maximum, sauf à acheter l'un des vingt-quatre pass journaliers autorisés par an. Environ 225 000 véhicules sont concernés sur un trimestre, dont 33 000 immatriculés à Bruxelles : sept pour cent du parc qui circule dans la capitale, une voiture sur quatorze. L'interdiction elle-même, notez-le dès maintenant, était en vigueur depuis le 11 septembre 2025, et elle est entrée en vigueur par une voie que personne n'attendait. On y viendra, pièces en main : c'est la vraie chute de ce dossier.
En attendant, postez-vous à l'entrée de la zone, et regardez qui passe. La vieille Polo diesel de celle qui fait les nuits à l'hôpital : refoulée. Le SUV neuf de deux tonnes deux, vitres teintées : bienvenu. Il consomme, il encombre, il use la route, mais il est récent, donc propre au sens de la règle. L'aide-soignante, elle, cherche un bus de nuit qui n'existe pas.
Vous sentez l'injustice ? Elle est réelle, et cet article ne va pas vous expliquer le contraire. Il va remonter la chaîne jusqu'à ceux qui l'ont fabriquée. Voici la question à garder jusqu'au bout : qui a décidé que la transition automobile se paierait par le bas ?
L'acte de naissance
Commençons par le récit qu'on vous raconte. Car « le conducteur puni » n'est pas un sentiment diffus : c'est un produit, avec une date de naissance, un lieu, et des porte-voix identifiables.
- 2010.François Fillon promet une pause environnementale dans un discours de politique générale. Nicolas Sarkozy lâche au Salon de l'agriculture son « l'environnement, ça commence à bien faire ». La formule rôde, elle n'a pas encore de nom.
- Oct. 2013.En Bretagne, des manifestants coiffés de bonnets rouges abattent des portiques autoroutiers flambant neufs. Ces portiques taxaient les camions, facturés à l'essieu. Pas les automobilistes.
- Avril 2014.Ségolène Royal est nommée ministre de l'Écologie. Il lui faut un jour pour condamner l'écotaxe, d'une phrase restée célèbre : « l'écologie ne doit pas être punitive ».
- Automne 2014.La taxe est définitivement enterrée. Portiques démontés, indemnités payées à la société concessionnaire, près d'un milliard d'euros de dédit à charge du contribuable.
- 2019 à 2022.La formule, née à gauche, passe à droite et à l'extrême droite. Marine Le Pen fustige « l'écologie punitive » et les « Khmers verts » ; Éric Zemmour promet d'en finir avec « l'écologie soupçonneuse et punitive ». Elle devient l'évidence qu'on respire.
Relisez maintenant l'acte de naissance. Une taxe sur les camions, jamais appliquée, enterrée par une ministre au prix d'un milliard d'euros publics, a fondé le mythe de l'automobiliste persécuté.
« La punition originelle n'a jamais eu lieu. »
Pendant ce temps, la voiture grossissait
Pendant que ce récit s'installait dans les têtes, que faisait le produit ? Il grossissait, méthodiquement.
Les chiffres donnent le vertige. Entre 2016 et 2023, le poids moyen des voitures neuves vendues en Europe a pris près de 400 kilos. Sur vingt ans, nos autos se sont élargies d'environ un centimètre tous les deux ans et alourdies de dix kilos par an, régulièrement, comme un organisme qui enfle. Les SUV, ces carrosseries hautes et larges taillées en 4x4 pour rouler en ville, étaient une curiosité au début du siècle : ils ont représenté 54 pour cent des immatriculations européennes en 2024, davantage encore depuis. Plus d'une vente neuve sur deux.
Ce n'est pas vous qui avez réclamé ça. Le SUV est le produit qui dégage les plus grosses marges par véhicule, et il a reçu en conséquence les plus gros budgets publicitaires de l'histoire de l'automobile. On ne vous a pas demandé votre avis : on a façonné votre envie, panneau par panneau, spot par spot, exactement comme l'Indien qui pleurait à la télévision américaine pendant que l'industrie de l'emballage combattait la consigne. Le désir de hauteur et de dominance ne pousse pas tout seul : il se cultive, et il se chiffre en points de marge.
La règle taillée pour le poids
Voici maintenant la pièce centrale du dossier, et je vous demande de la relire deux fois, parce qu'elle est écrite noir sur blanc dans un règlement européen.
L'Europe impose aux constructeurs une limite moyenne d'émissions de CO2 : les fameux 95 grammes par kilomètre, applicables de 2020 à 2024, remplacés depuis 2025 par un objectif de flotte de 93,6 grammes. Mais cette limite, hier comme aujourd'hui, n'est pas la même pour tous. Elle est ajustée, constructeur par constructeur, selon la masse moyenne des voitures que chaque marque vend. Traduction : plus votre gamme est lourde, plus votre objectif personnel est indulgent. Un constructeur de petites voitures légères est tenu plus sévèrement qu'un vendeur de mastodontes. La presse spécialisée l'a écrit dès 2019, sans provoquer le moindre scandale : en Europe, plus un véhicule est lourd, plus il peut émettre du CO2. La révision des objectifs n'a pas touché à ce mécanisme.
La règle climat, celle qu'on vous présente comme le fouet de l'écologie punitive, récompense structurellement le poids.
Les conséquences étaient prévisibles, et elles sont arrivées. Puisque l'électrique compte pour zéro gramme dans la moyenne, et puisque le poids adoucit l'objectif, l'industrie s'est ruée vers le croisement des deux : le SUV électrique géant. Les analystes de Carbone 4 ont trouvé le mot juste : des « tanks électriques », dont certains approchent les trois tonnes. Voilà comment une règle vendue comme une contrainte écologique a enfanté les voitures les plus lourdes jamais produites en série.
Et quand les objectifs ont enfin commencé à mordre, en 2025, le secteur a obtenu autre chose. Le 17 juin 2025, le Parlement et le Conseil adoptaient un règlement autorisant les constructeurs à respecter les objectifs de 2025, 2026 et 2027 non plus année par année, mais en moyenne sur les trois. Trois ans pour lisser un retard : le dispositif porte un nom dans la littérature scientifique, c'est un discours du retard sous forme réglementaire.
Qui a obtenu ce mode de calcul, et cette souplesse ? Personne ne l'a caché. Tout est publié au Journal officiel, négocié ouvertement, sous la pression d'une industrie qui vendait de plus en plus lourd et qui pesait de tout son poids, c'est le cas de le dire, sur chaque paramètre.
« Ce n'est pas un complot, c'est le fonctionnement normal et rationnel du système. Et c'est pour ça que c'est plus grave. »
Deux adresses : Kolwezi et Bruxelles
Le poids a encore un autre prix, et il ne se pèse pas en kilos. Il se paie très loin de nos zones de basses émissions.
Une voiture de deux tonnes qu'on électrifie exige une batterie géante, et une batterie exige du cobalt. Or près des trois quarts du cobalt mondial, 74 pour cent en 2023, sortent d'un seul pays, la République démocratique du Congo, pour l'essentiel des mines de l'ancien Katanga, autour de Kolwezi, ville que l'industrie appelle la capitale mondiale du cobalt. Aux côtés des grandes mines industrielles, quelque deux cent mille creuseurs artisanaux y descendent dans des puits, souvent à main nue, pour quelques dollars par jour ; des enfants y ont été documentés par toutes les grandes organisations de défense des droits humains. En décembre 2025, un arrêté ministériel congolais a écarté les creuseurs de plusieurs sites au profit d'exploitations encadrées : les émeutes qui ont suivi, en janvier, ont fait des morts. Voilà ce qui se passe à l'autre bout de la batterie pendant que nous discutons vignettes et normes Euro.
Et la Belgique connaît ce circuit mieux que quiconque, parce qu'elle l'a inventé. La société qui exploitait le cuivre et le cobalt katangais s'appelait l'Union Minière du Haut-Katanga. Fondée le 28 octobre 1906, à Bruxelles, par la Société Générale de Belgique avec la britannique Tanganyika Concessions, elle fut pendant un demi-siècle le cœur économique de la colonie, jusqu'à la nationalisation de ses actifs congolais en 1967. La société mère, elle, a continué sa route en Belgique. Elle existe toujours. Elle a changé de nom en 2001, et sous son nouveau nom, elle est devenue un leader mondial des matériaux pour batteries et du recyclage : Umicore.
Le circuit a cent vingt ans. Seule la marchandise finale a changé.
Le philosophe Malcom Ferdinand a un mot pour cette continuité : il parle d'écologie décoloniale, et il pose la question que notre débat automobile n'ose jamais poser. Une transition qui verdit nos villes en creusant les mêmes trous, dans les mêmes provinces, au profit des mêmes circuits qu'à l'époque coloniale, change-t-elle le système, ou seulement sa couleur ? Quand la zone de basses émissions de Bruxelles refoule la Polo de l'aide-soignante pendant que le SUV électrique de trois tonnes entre en ville avec ses centaines de kilos de métaux katangais, la réponse est dans la rue.
L'enfant qui a battu trois partis
Reste la promesse de l'ouverture : comment cette interdiction bruxelloise est-elle réellement entrée en vigueur ? L'histoire est belge, toute récente, et elle renverse tout ce que le récit du conducteur puni voudrait vous faire croire.
- 2018.La zone de basses émissions est créée à Bruxelles, avec un calendrier fixé de longue date. Les diesels Euro 5 doivent être interdits au 1er janvier 2025.
- Oct. 2024.Dans un climat de nervosité électorale, trois partis, le MR, le PS et Les Engagés, votent le report du jalon à 2027, au nom d'une transition « juste socialement ». Le Conseil d'État avait prévenu : en droit belge, un principe dit de standstill interdit en principe de reculer significativement sur une protection acquise de l'environnement. Le Parlement passe outre.
- 11 sept. 2025.Arrêt n° 115/2025. La Cour constitutionnelle suspend le report, avec effet immédiat, chose rarissime. Le moyen tiré de l'article 23 de la Constitution est jugé sérieux : l'ordonnance entraîne un recul significatif du droit à la santé et à un environnement sain.
- 11 déc. 2025.Arrêt n° 172/2025. La Cour annule le report. Le calendrier initial est rétabli.
- 1er janv. 2026.Fin de la période de grâce. Les caméras cessent de fermer les yeux.
Ce qui manque encore à cette chronologie, ce sont les requérants. Quatre associations ont attaqué l'ordonnance devant la Cour : la Ligue des droits humains, la Fédération des Maisons Médicales et deux autres, aux côtés de requérants individuels. Parmi eux, une enfant souffrant d'asthme chronique et d'allergies. C'est le préjudice irréparable qui lui était causé qui a justifié la suspension immédiate.
Méditez ce renversement, car c'est la vraie chute de ce dossier. Trois partis avaient cédé, en invoquant la justice sociale. Ce ne sont pas les institutions politiques qui ont tenu la règle qui protège les poumons des Bruxellois : ce sont quatre associations et une enfant asthmatique. La Cour n'a fait que leur donner raison.
La Wallonie, pendant ce temps, a purement abandonné son projet de zones de basses émissions, au printemps 2024. Et la Flandre a gelé le durcissement des siennes. Sur les trois Régions du pays, une seule applique le calendrier qu'elle s'était fixé, et encore, parce qu'une cour l'y a contrainte.
L'addition
Faisons les comptes, comme à chaque épisode. Qui paie ?
Celle qui roule dans une vieille voiture, d'abord : l'amende ou le véhicule à remplacer, sans bus de nuit, avec des primes dont le médiateur bruxellois a documenté les lenteurs et les angles morts. Le creuseur de Kolwezi, ensuite, qui paie dans son corps le poids de nos batteries, et qui vient de payer de sa place, parfois de sa vie, la mise en ordre du secteur. Les poumons de tous, tant que l'air des villes reste chargé : la pollution de l'air tue, l'épisode 3 l'a montré depuis 1930, et les chiffres européens actuels se comptent en centaines de milliers de morts prématurées par an. Et le contribuable français, pour mémoire, a payé près d'un milliard d'euros pour démonter des portiques qui n'ont jamais servi.
Qui ne paie pas ? Celui qui a alourdi toutes les voitures. Le constructeur qui a fait du mastodonte son produit star a reçu une règle ajustée à sa gamme, une souplesse supplémentaire quand elle a commencé à mordre, des marges records, et un boulevard électrique. À aucun moment de cette histoire, le poids lui-même n'a été mis à contribution : pas de malus au poids européen, pas de contribution des marges du SUV au financement de la transition de ceux qui roulent vieux. Pollueur-payeur, disent nos règles. Septième épisode, et le principe cherche toujours sa première application. Victime-payeur, encore.
L'objection, prise au sérieux
L'objection la plus sérieuse à ce dossier est double, et il faut l'encaisser franchement.
Un, les zones de basses émissions sauvent des vies. C'est vrai, et cette série serait la dernière à le nier : la qualité de l'air bruxellois s'améliore de jalon en jalon, et chaque microgramme de particules en moins épargne des poumons, à commencer par ceux des enfants des quartiers denses, qui sont aussi les moins motorisés. C'est précisément pour cela que la Cour a tranché comme elle l'a tranché. Rien, dans cet article, ne plaide pour abattre ces règles.
Deux, la colère des conducteurs modestes est réelle, et elle n'est pas fabriquée. Les gilets jaunes ne sont pas nés d'une officine, les contestations de Good Move dans les quartiers populaires de Bruxelles non plus. Quand une règle tombe sur des gens sans alternative, sans bus de nuit, sans prime qui arrive à temps, elle est vécue comme une punition, et ce vécu-là est un fait.
Mais regardez ce que ces deux vérités donnent une fois posées ensemble. La règle protège la santé, et son coût social dépend entièrement de qui on fait payer. La version actuelle fait payer la transition par le bas : le vieux diesel banni, le tank neuf bienvenu, la marge du SUV intouchée. Une autre répartition existe, et elle tient en une ligne : taxer le poids et les marges de ceux qui l'ont créé, financer les alternatives de ceux qui n'ont pas le choix. Le problème n'a jamais été la règle. Le problème est que ceux qui ont fabriqué le poids ont réussi à faire porter l'addition par ceux qui le subissent, et à faire appeler ça « écologie punitive ».
Ce que ce dossier retourne
Alors, la prochaine fois qu'on vous parlera du conducteur puni, reprenez les pièces une à une.
Le récit est né d'une taxe sur les camions qui n'a jamais été appliquée. Le produit a doublé de carrure parce que c'était le plus rentable, sous une règle européenne qui récompense le poids. La facture réelle des kilos se paie à Kolwezi, dans un circuit que la Belgique a ouvert en 1906 et qu'elle n'a jamais refermé. Et quand la santé publique a fini par imposer sa règle à Bruxelles, ce ne sont ni les partis ni les constructeurs qui l'ont tenue : une enfant asthmatique et quatre associations.
Ce n'est pas l'écologie qui punit le conducteur. C'est un système qui a fabriqué la voiture la plus lourde possible, engrangé les marges, externalisé les dégâts au Katanga, puis fait payer l'assainissement de l'air par ceux qui n'ont pas les moyens de suivre, en leur soufflant le nom du coupable : l'écologiste.
L'écologie a bon dos. Le conducteur aussi.
Une dernière chose. La voiture électrique qu'on vous vend comme la solution se branche sur une prise. Et derrière la prise, il y a des câbles, des centrales, des réacteurs qu'on prolonge, des turbines à gaz qu'on subventionne, et une facture de démantèlement à quinze milliards. Qui décide de ce qu'il y a derrière votre prise, qui signe, et qui portera le risque : c'est le prochain dossier.
- 1.Règlement (UE) 2019/631 établissant des normes de performance en matière d'émissions de CO2 pour les voitures particulières neuves : objectif de flotte modulé par constructeur selon la masse moyenne de ses véhicules immatriculés, prime de 95 euros par gramme excédentaire. Synthèse EUR-Lex et texte intégral.
- 2.Commission européenne, objectifs de flotte applicables : 95 g/km de 2020 à 2024, puis 93,6 g/km pour 2025-2029 (décision d'exécution 2023/1623), 49,5 g/km pour 2030-2034, zéro à partir de 2035. Le mécanisme d'ajustement à la masse moyenne est maintenu. Lien
- 3.Règlement (UE) 2025/1214 du 17 juin 2025 : les constructeurs peuvent respecter les objectifs 2025, 2026 et 2027 en moyenne sur trois ans plutôt qu'année par année.
- 4.Cour constitutionnelle de Belgique, arrêt n° 115/2025 du 11 septembre 2025 suspendant le report du jalon 2025 de la zone de basses émissions bruxelloise (article 23 de la Constitution, recul significatif du droit à la santé et à un environnement sain, préjudice grave difficilement réparable), et arrêt n° 172/2025 du 11 décembre 2025 annulant l'ordonnance de report. Présentation par Bruxelles Environnement.
- 5.Ville de Bruxelles et Région bruxelloise, modalités de la zone de basses émissions au 1er janvier 2026 : avertissement, amende de 350 euros trois mois après la première infraction, pass journaliers. Ville de Bruxelles et lez.brussels.
- 6.Ordonnance du Parlement de la Région de Bruxelles-Capitale d'octobre 2024 reportant les jalons de la LEZ, votée par MR, PS et Les Engagés, et avis de la section de législation du Conseil d'État sur le risque de méconnaissance de l'obligation de standstill.
- 7.Médiateur bruxellois, rapport d'enquête sur le fonctionnement de la LEZ, 7 juillet 2025, quatorze recommandations. Lien
- 8.MineralInfo (BRGM, ministère français de l'Économie), fiche cobalt : la RDC à 70 % de la production mondiale en 2018 et 74 % en 2023 (données USGS), poids de Kolwezi et de l'ancien Katanga.
- 9.Assemblée nationale française, mission d'information sur l'écotaxe poids lourds, auditions d'avril à juin 2014. Compte rendu
- 10.La Grande Conversation (Terra Nova), « Les mots et les maux de l'écologie » : généalogie de l'expression « écologie punitive », Fillon 2010, Sarkozy au Salon de l'agriculture 2010, Ségolène Royal enterrant l'écotaxe au lendemain de sa nomination, Marine Le Pen et les « Khmers verts » (2019), Éric Zemmour (29 janvier 2022). Lien
- 11.Reporterre, bilan de Ségolène Royal au ministère de l'Écologie : nomination du 2 avril 2014, abandon de l'écotaxe, refus de « l'écologie punitive ». Lien
- 12.Caradisiac, « En Europe, plus un véhicule est lourd, plus il peut émettre du CO2 », octobre 2019. Lien
- 13.Carbone 4, sur la mécanique de l'objectif modulé par la masse et les « tanks électriques ». Lien
- 14.Auto Infos, données JATO Dynamics : les SUV à 54 % des immatriculations européennes en 2024.
- 15.Caradisiac et Autocar, sur la prise de poids d'environ 400 kilos des voitures neuves entre 2016 et 2023 ; WWF France, sur l'élargissement d'un centimètre tous les deux ans et l'alourdissement d'environ dix kilos par an.
- 16.La Libre, « L'interdiction des diesel Euro 5 pour 2025 remise en question à Bruxelles », 3 avril 2024 : positions des partis avant le report. Lien
- 17.L'Avenir, « La Cour constitutionnelle suspend le report de la LEZ à Bruxelles », 11 septembre 2025, et « La Cour constitutionnelle annule le report de la LEZ », 11 décembre 2025. Suspension et annulation.
- 18.Ayvens Belgique, panorama des zones de basses émissions belges : abandon du projet wallon, gel flamand, situation bruxelloise après l'arrêt de la Cour. Lien
- 19.Global Voices et presse congolaise, janvier 2026 : arrêté ministériel du 19 décembre 2025 réorganisant l'accès aux sites de Kolwezi, heurts et morts parmi les creuseurs artisanaux.
- 20.Sur l'Union Minière du Haut-Katanga : fondation du 28 octobre 1906 par la Société Générale de Belgique et la Tanganyika Concessions, nationalisation congolaise de 1967, changement de nom en Umicore en 2001, documenté par l'historique officiel du groupe.
- 21.Ferdinand, M., Une écologie décoloniale. Penser l'écologie depuis le monde caribéen, Seuil, 2019.
- 22.Amnesty International, « This is what we die for » (2016) et rapports suivants sur le cobalt artisanal congolais et le travail des enfants.
- 23.Lamb, W. F., et al., « Discourses of climate delay », Global Sustainability, 2020, DOI 10.1017/sus.2020.13.
- 24.Oreskes, N., Conway, E., Les Marchands de doute, Le Pommier, 2012, pour la fabrique des récits d'inaction.
Règlement (UE) 2019/631 et règlement (UE) 2025/1214 (sources 1 et 3). Arrêts n° 115/2025 et n° 172/2025 de la Cour constitutionnelle, consultables sur const-court.be et juportal (source 4). Ordonnance bruxelloise d'octobre 2024 et avis du Conseil d'État (source 6). Rapport du médiateur bruxellois (source 7).
Ce que cette enquête n'a pas pu établir avec certitude est écrit ici, plutôt que masqué dans le texte.
Sur la citation de Ségolène Royal. « L'écologie ne doit pas être punitive » est la formulation rapportée par La Grande Conversation ; la déclaration date d'avril 2014, au lendemain de sa nomination du 2 avril. Verbatim d'époque à retrouver et à citer au mot près avant publication.
Sur la part des SUV. 54 % en 2024 est le chiffre JATO le plus solide. Les chiffres 2025 et 2026 circulent via des sources secondaires et devront être confirmés sur communiqué JATO avant toute mention chiffrée.
Sur le cobalt. 74 % en 2023 (USGS via MineralInfo) ; à actualiser sur les données USGS ou AIE les plus récentes au jour de la publication, ainsi que la situation à Kolwezi depuis l'arrêté de décembre 2025.
Sur l'identité des quatre associations requérantes. La Ligue des droits humains et la Fédération des Maisons Médicales sont établies ; les deux autres restent à nommer sur le texte des arrêts n° 115/2025 et n° 172/2025 avant publication.
Sur l'ordonnance d'octobre 2024 et l'avis du Conseil d'État. Citations reprises des débats publics ; texte de l'ordonnance et avis à joindre en annexe à la mise en ligne.
